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Archive for the ‘Journal’ Category

 

 

Il y a quelques mois de cela, j’ai reçu par la poste un manuscrit de Florent Fouque, un consultant que j’ai connu grâce à nos écrits respectifs sur Internet. C’était le manuscrit de son livre : « A la découverte du Lean Six Sigma ». D’ailleurs j‘y voyais un excellent livre, incontestablement : pédagogique (sous forme de roman), clair (beaucoup d‘illustrations), rigoureux (nombreuses références) et instructif (j‘ai enfin compris ce qui se cachait sous le nom barbare de « Lean-Six-Sigma » ).

 

Pour faire honneur à son remarquable travail, et pour le remercier de m’avoir fait participer, modestement, à son aventure, je vous livre ici une interview de Florent. Vous y verrez des sujets très divers : son livre, ses méthodes, ses projets, sa vision…

 

Les phrases en bleu sont de moi, celles en violet sont de Florent.

Bonne lecture à toutes et à tous !

 

 

1 ) Pourquoi as-tu choisi d’écrire sur le Lean-Six-sigma ? Un intérêt particulier pour toi ? Ou pour les autres ?

 

Il y avait certes un intérêt particulier pour moi, sinon il m’aurait été difficile d’affronter un tel projet que celui d’écrire un livre. Mais mon intérêt est avant tout, tourné sur les autres. Quand je me suis intéressé au Lean Six Sigma mon premier réflexe a été de me tourner vers la littérature existante, or j’ai été très surpris de voir que tous les livres qui traitaient du LSS le faisaient d’une manière bien peu accessible. Il m’a donc fallu 7 livres pour commencer à toucher du doigt cette méthodologie qui au final n’est pas aussi compliquée qu’elle n’y parait. Ce livre a donc pour but de démocratiser cette méthodologie qui à mon sens va devenir incontournable dans les années à venir.

 

Et pour toi, pourquoi le LSS n’est-il toujours pas devenu incontournable ? C’est un problème d’information ou de compréhension ?

 

C’est un problème de marketing ! La méthode a été construite autour d’une communauté d’experts. Au démarrage ça a très bien fonctionné, car le phénomène communautaire a pris une ampleur importante aux Etats-Unis. Les gens se sentaient valorisés par leur certification green belt, black belt etc. Le problème c’est que ce qui a fait le succès de la méthode hier est devenu un frein aujourd’hui, car lorsqu’on parle aux gens de Lean Six Sigma et qu’on appelle les praticiens green belt ou black belt (ceinture verte, ceinture noire) on a le sentiment que c’est une méthode qui demande beaucoup d’apprentissages avant d’être mise en oeuvre : c’est une erreur fondamentale ! Ensuite il y a une raison culturelle, aux états unis, ils lancent des programmes et regardent ensuite si ça fonctionne. Ils se posent moins de questions que nous autres français. Et dès qu’on commence à se poser des questions, on revient sur le premier argument « C’est trop compliqué ! Ce n’est pas fait pour nous ! »

C’est pour ces raisons que je m’évertue à désacraliser la méthode. Pour moi le LSS n’est pas réservé aux experts et il n’est pas utile d’avoir une certification pour lancer de tels projets.

 

Pour moi le LSS n’est pas réservé aux experts et il n’est pas utile d’avoir une certification pour lancer de tels projets

 

 

2 ) Une question difficile (et souvent détestée par les auteurs de livres) : Peux-tu nous dire en quelques mots le principe du Lean-Six-Sigma ?

 

L’exercice est vraiment difficile, car le Lean Six Sigma intègre beaucoup de concepts… Mais si j’essaie de jouer le jeu, je dirais que le principe du Lean Six Sigma est de proposer une boite à outils et une méthodologie structurée pour optimiser les processus en les ajustant aux besoins exprimés par les clients (qu’ils soient en interne ou externes).

 

C’est comme si on m’avait demandé de résumer l’approche systémique en une phrase, un exercice périlleux… Merci pour ta réponse. Le LSS est donc un moyen de mieux penser ses actions et son entreprise, afin d’améliorer la qualité globale de ses produits et de ses services, c’est bien ça ?

 

Oui, c’est exactement ça !

 

Le principe du Lean Six Sigma est de proposer une boite à outils et une méthodologie structurée

 

 

3 ) Pourquoi avoir choisi le style romancé pour un livre traitant de l’organisation et du business ?

 

J’ai choisi la forme du roman avant tout pour ces vertus pédagogiques. Et puis dans le roman, tout est permis. Je ne suis pas sûr que j’aurais pu placer la transposition du programme Apollo 11 sur un projet Lean Six Sigma dans un livre théorique. Et pourtant, il me semble que cette analogie apporte beaucoup dans le récit. En même temps, je souhaitais que ce livre reste un outil, c’est pour cela que j’ai accompagné le livre d’un CD-Rom qui permet au lecteur de bénéficier de tous les outils utilisés dans le projet et de les utiliser comme modèle s’il souhaite se lancer à son tour dans un projet.

 

D’où te viennent tes connaissances sur Apollo 11 et pourquoi le choix de cet exemple ? Sais-tu si la méthode LSS est utilisée de nos jours dans la conception des engins et programmes spatiaux ?

 

Je n’ai pas de connaissance spécifique sur Apollo 11. Je suis tombé par hasard, via un blog, sur le dossier presse de la mission Apollo 8, mission qui constituait un essai pour le lancement d’Apollo 11. En parcourant le document, j’ai vu le schéma avec les différentes étapes depuis le lancement jusqu’au retour. J’ai trouvé que cela ressemblait beaucoup à la décomposition des étapes d’un projet LSS. Dans ma tête ça a fait bingo ! Ensuite j’ai brodé autour et j’ai fait pas mal de recherches pour trouver d’autres analogies encore plus précises. Bref, l’analogie d’Apollo 11 que je trouve très riche après coup est née par sérendipité !

Et effectivement, je crois que la Nasa utilise le LSS mais je ne pourrais t’en dire davantage sur le sujet.

 

J’ai choisi la forme du roman avant tout pour ces vertus pédagogiques

 

 

4 ) Pourquoi avoir intégré de la systémique dans un livre qui traite du Lean Six Sigma ? Est-ce que la systémique est un outil issu de la méthode ou est-ce un souhait de ta part de l’incorporer ?

 

Pour moi la systémique est un cadre de perception très puissant qui peut être utilisé dans tout ce que nous faisons. Il aurait donc été dommage de s’en priver. Par nature le Lean Six Sigma intègre une formalisation systémique des processus, mais quand on arrive dans la phase d’analyse je trouve que les outils du LSS ne sont plus aussi efficaces sur des problématiques complexes comme la gestion des flux d’information et les contraintes organisationnelles, que sur des processus de fabrication très linéaires. Comme mon livre présente un projet d’amélioration de processus de service, la modélisation systémique venait naturellement apporter un plus dans le récit.

 

Donc la systémique te permettrait d’étendre le LSS en quelque sorte ? Pour toi, cette combinaison représente l’avenir très proche ou y-a-t’il encore trop de chemin à faire ?

 

A mon sens il y a encore du chemin avant que les praticiens du LSS se mettent à la systémique. La plupart des consultants qui connaissent le LSS travaillent avec depuis longtemps. Ils sont devenus archiconvaincus que le LSS s’adapte à toutes les situations sans se poser la question de la légitimité de son utilisation dans certains contextes. Et l’apport statistique du 6 Sigma n’arrange pas les choses puisque les vieux praticiens ne jurent que par Y=f(x), alors leur expliquer que X1+X2+Xn est à la fois supérieur et inférieur à Y, ça fait un peu beaucoup. D’ailleurs, j’ai déjà eu des remarques assez virulentes d’un master black belt (un gourou au milieu de la secte du LSS), sur ma légitimité à intégrer la systémique à la méthode. Bref, il faudra attendre une génération de praticien de la systémique et du LSS intégré pour que cela prenne forme. J’y travaille beaucoup de mon côté. J’ai notamment écrit toute une série d’articles sur mon blog où je présente l’intérêt d’intégrer la systémique au LSS, il faut bien l’avouer ces articles reçoivent peu de commentaires.

 

Cette association se prête-t-elle plus aux métiers de services dits « Professionnels, Scientifiques et Techniques », dans lesquels peu de processus sont vraiment linéaires au bout du compte ?

 

Totalement. Comme je le disais, le Lean Six Sigma a vu le jour dans les usines de production, là où les processus sont linéaires, c’est à dire là où ils sont plus compliqués que complexes. Dans les services les nombreuses interactions rendent les problématiques complexes et pour gérer la complexité quel meilleur outil que l’approche systémique ?

 

Pour moi la systémique est un cadre de perception très puissant qui peut être utilisé dans tout ce que nous faisons

 

 

5 ) Quels genres de bénéfices tirent les professionnels de la lecture de ton livre ? Et quels genres de professionnels sont le plus concernés par les principes traités dans ton ouvrage ?

 

Il y a deux types de bénéfice à tirer de mon livre. Le premier ce sont les gains directs du projet. Chaque projet intègre une phase de valorisation des gains apportés par le projet LSS. La plupart des projets LSS permettent aux entreprises de gagner entre 30000€ et plusieurs centaines de milliers d’euros. Par exemple, mon tout premier projet LSS a permis de réduire de 145000€ les coûts de traitement des commandes. Et mon projet a permis de déceler un million de gains potentiels sur un autre projet. Submergés par le quotidien, on ne se rend plus compte des potentiels de gains qui sont à notre portée, les projets LSS permettent de le mettre à la lumière du jour.

Le deuxième bénéfice est personnel. L’ajout du LSS à nos compétences sur le CV permet de valoriser une efficacité reconnue par les recruteurs. Dans certaines entreprises, la maitrise du LSS est une nécessité (même si ça n’est pas suffisant) pour être promu sur les postes les plus stratégiques.

Pour le public de mon livre, je dirais que tous les managers en responsabilité d’un service ou d’objectifs chiffrés gagneraient à connaître le LSS pour optimiser leur service et atteindre leur objectif. Force est de constater aujourd’hui que la méthode reste peu connue ce qui fait que la plupart des gens qui achètent le livre sont soit des étudiants, soit des consultants. J’espère que le bouche-à-oreille va changer ça, car, à mon sens, le Lean Six Sigma est à la portée de tous.

 

Donc pour toi, qu’est-ce qui pourrait convaincre la majorité des managers à adopter le LSS ? Peut-être se disent-ils que c’est encore une autre méthode « qualité » parmi tant d’autres, que personne dans son service ne voudra la mettre en place et que tout ceci ne sera que temps perdu finalement. Aussi, certains ont peut-être survolé la méthode sans jamais réellement la comprendre et sans saisir sa portée. Ton rôle est donc d’ouvrir ces personnes à responsabilité sur la pertinence du LSS dans leur profession ?

 

A mon sens ce qui pourrait convaincre les managers à se lancer dans la méthode ce serait l’accessibilité de la méthode. Ce à quoi mon livre s’attèle. Mais le premier levier qui amène les gens à s’intéresser à la méthode ce sont les projets qui rapportent beaucoup d’argent et dont ils entendent parler dans leur entourage. La plupart du temps, un seul projet bien réussi peut entraîner toute une entreprise à se lancer dans une démarche d’amélioration continue.

 

A mon sens, le Lean Six Sigma est à la portée de tous

 

 

6 ) Question étrange, mais intéressante : Peut-on utiliser la philosophie Lean-Six-Sigma dans sa vie quotidienne, en tant que particulier ?

 

Oui complètement ! Je m’étais d’ailleurs lancé dans un régime avec un projet Lean Six Sigma et j’en avais fait un article sur mon blog http://leansixsigma.free.fr/?p=70. J’avais également simulé un projet LSS pour devenir riche http://leansixsigma.free.fr/?p=175. Par la publication de ces deux articles, j’avais dans l’idée de rendre plus accessibles les concepts, mais il n’en demeure pas moins que ces exemples sont réels. La seule contrainte d’un projet LSS est de disposer d’un indicateur chiffré. Si cette contrainte est remplie, alors il est possible de lancer un projet LSS. Quand on parle de processus, on pense tout de suite au monde de l’entreprise, mais en fait, toute notre vie est une suite de processus. Alors, pourquoi ne pas optimiser nos processus du quotidien ? 😉

 

La plupart des gens, et c’est d’autant plus vrai pour des particuliers, ne savent pas trop quels objectifs ils visent lorsqu‘on y réfléchi bien. C’est un exercice difficile. Une grande partie des objectifs, si tant est qu’il y en a, restent assez vagues et peuvent difficilement être chiffrés. Que leur conseillerais-tu de faire pour passer au-delà de ce handicap ? Handicap qui peut bloquer tout le monde au démarrage…

 

C’est effectivement très compliqué. Je crois que le plus simple est de décomposer les objectifs en sous objectifs plus concrets. L’idée c’est de se donner une vision de ce que l’on souhaite atteindre, ensuite il s’agit simplement de décliner cette vision en objectifs concrets intermédiaires. L’erreur à mon sens est de rester sur une vision globale idéale sans jamais passer l’étape de la déclinaison en objectif opérationnel. Ces éléments sont largement repris dans La semaine de 4 heures et Stratégie de prospérité, deux livres très inspirants.

 

Toute notre vie est une suite de processus, alors pourquoi ne pas optimiser nos processus du quotidien ?

 

 

7 ) Ton livre paraît en format papier dans toute la France, après avoir été publié en format e-book depuis plusieurs mois. Pourquoi tenais-tu à le publier à l’ancienne ? Les atomes sont-ils des freins, comme on le dit à propos de la méthode Google, ou sont-ils un gage de qualité pour toi ?

 

Cette question me rappelle une interview de Daniel DARC où un journaliste lui demandait d’expliquer sa bisexualité. Le chanteur des Taxi Girl à l’époque avait répondu : pourquoi se priver de la moitié du monde ? Je répondrai de la même manière. Pour moi les deux supports ne sont, non pas antagonistes, mais complémentaires.

Je sais que certains de mes lecteurs ont lu mon livre sur leur iPhone, d’autres ont attendu la version papier pour l’acheter… Mon souhait est d’être le plus accessible possible, alors je propose les deux !

 

Donc il s’agit de combler les préférences « de support » de tout le monde ? Personnellement, j’aime beaucoup avoir un livre réel entre les mains. Aussi, si j’étais à ta place, le passage du numérique au format papier serait une vraie prise de conscience de la réalité de mon « oeuvre ». Cela te fait-il quelque chose ou est-ce juste un moyen d’étendre la portée de ton message ?

 

Non bien sûr que pour moi l’existence concrète du livre est très importante. Au-delà du simple support il est la preuve de la légitimité de mon ouvrage. Et je suis d’autant plus content lorsque je reçois comme aujourd’hui des mails des clients qui ont acheté le livre en prévente pour me dire qu’ils sont impressionnés par la qualité de l’édition. Au-delà du contenu j’ai réussi à offrir à mes lecteurs un bel outil. Pour moi c’est très valorisant.

 

Pour moi c’est très valorisant

 

 

8 ) Écrire un livre est une aventure en elle seule. Voulais-tu « changer de vie » en publiant une oeuvre à ton nom ? Une motivation émotionnelle plutôt que raisonnable t’a influencé ?

 

Ce livre, c’est neuf mois de travail… Le temps pour faire un bébé ! Donc oui c’est une aventure particulière. Je ne sais pas si ce livre est le résultat d’un souhait de changement de vie. Je dirais qu’il s’inscrit dans mon projet de vie. Pendant longtemps je me suis cherché. Je ne savais pas ce que je voulais faire dans les 10 ans à venir. Je me revois m’inventer des histoires pour me préparer à des entretiens d’embauche où la question revient systématiquement. Et puis il y a eu des lectures heureuses comme, « le strenght finder », « la semaine de 4 heures », « le cygne noir » etc. qui m’ont amené petit à petit à formaliser une vision plus précise de ce que je voulais être à terme. Cette vision s’est décomposée naturellement en objectifs très concrets comme la lecture de 50 livres et l’écriture d’un ouvrage tous les ans pendant les 10 prochaines années. Pour 2009, ces objectifs sont atteints, restera à savoir si je tiens la distance ! 😉

 

Ah, « La semaine de 4 heures » du très insolite Tim Ferriss, un livre qui a finalement influencé beaucoup de monde… « Le Cygne Noir » a eu aussi un grand impact sur ma façon de penser la stratégie. Tes meilleures lectures sont ces trois livres ou tu as eu d’autres grands coups de coeur ?

 

Oh oui beaucoup de coup de coeur… Le « Petit traité de la manipulation à l’usage des honnêtes gens » m’a permis de prendre conscience de la force de la théorie de l’engagement, « Comment se faire des amis » a totalement changé ma communication envers les autres, « La méthode » me chamboule le cerveau à chaque page, « La structure des révolutions scientifiques » m’a fait prendre conscience de la façon dont les changements de paradigme se mettent en place et le dernier en date « Punished by rewards » m’a amené à repenser totalement la façon dont j’éduquais mes enfants. Je pourrais en citer d’autres, mais là n’est pas l’essentiel, le plus important est de lire régulièrement, car c’est la façon la plus efficace de nous développer.

 

Je dirais qu’il s’inscrit dans mon projet de vie

 

 

9 ) Je suis impressionné par ta volonté d’aller jusqu’au bout. Comment as-tu trouvé le temps de travailler, de réfléchir et d’écrire en même temps ? Comment t’y prenais-tu pour te motiver semaine après semaine ? Il faut une discipline de fer pour mener à bien un projet de longue haleine tel qu’écrire et publier un livre !

 

Effectivement, c’est loin d’être simple. Et aujourd’hui que je lutte pour écrire le deuxième, je me remémore aisément les moments de solitude que j’ai connu l’année dernière. Je crois que le truc le plus simple pour aller de l’avant, c’est de prendre conscience de notre procrastination. Avoir conscience de l’inertie naturelle qui est en nous, de l’homéostasie de notre zone de confort, c’est vraiment le point crucial. À partir du moment où nous avons conscience de cela, alors le choix est simple : souhaitons-nous regarder les choses se faire ou souhaitons-nous faire les choses ? Cette question doit revenir chaque matin ! Et chaque matin il faut se donner les moyens de faire les choses plutôt que de se laisser aller. A l’inertie s’ajoute la difficulté d’écrire. Là encore, il faut s’y mettre à chaque occasion même si l’inspiration nous manque. C’est en écrivant que l’écriture vient. Chemin faisant comme diraient les systémiciens…! 😉

D’un point de vu pratique, je me lève à 6h30 tous les matins pour lire au moins 1h. Je me lève assez tôt le weekend pour avoir de longues plages horaires pour moi. Je ne regarde jamais la TV excepté les séries américaines comme true blood, breaking bad, flash forward, dexter…etc. que je regarde en VO pour maintenir mon anglais à niveau !

 

Je dois avouer que c’est une autodiscipline saisissante… Tu parlais de « La semaine de 4 heures » tout à l’heure, es-tu d’accord avec la « diète d’informations » prônée par l’auteur pour mieux vivre et avancer dans ses projets ? Ou conseilles-tu une autre méthode plus souple, que tu aurais expérimentée avec succès ?

 

Oui je suis d’accord avec la diète d’information même si c’est difficile de la pratiquer. Côté TV il n’y a pas de problème, mais pour les mails c’est plus difficile, j’ai du mal à m’en détacher, mais quand je passe à l’écriture la diète d’information est indispensable sinon rien ne sort, donc là il n’y a pas vraiment le choix… Là encore, il n’y a pas vraiment de méthode si ce n’est faire les choses et ne pas s’arrêter à y penser.

 

Souhaitons-nous regarder les choses se faire ou souhaitons-nous faire les choses ?

 

 

10 ) Enfin, quels sont tes projets futurs maintenant que tu as réussi à rendre ton livre disponible pour tous ?

 

Comme je le disais, je travaille déjà sur un deuxième livre. Ce sera la suite d’A la découverte du Lean Six Sigma et il portera sur la mise en oeuvre de l’organisation apprenante et s’appuiera sur les concepts de systémique. Comme je l’ai déjà dit, mon premier livre intègre déjà des notions de systémique, mais j’avoue que j’étais frustré de ne pouvoir m’étendre davantage sur le sujet. En y consacrant tout un livre, je pense que cette frustration disparaitra ! A côté de ça j’ai été sollicité par une consultante qui souhaitait coécrire un livre avec moi. Je travaille donc en parallèle sur le troisième tome de la saga. J’ai aussi quelques projets plus importants, mais je dois avancer dans la concrétisation pour pouvoir en parler plus précisément.

 

Un prochain livre plus axé sur la systémique ? Comme pour le LSS, la systémique est presque tout sauf démocratisée et intellectuellement accessible, il faut bien l’avouer ! Voudrais-tu devenir celui qui mettra à la portée de tous cette approche que je trouve si élégante et pratique ? Si la suite de « A la découverte du Lean Six Sigma » intégrera encore plus la systémique, c’est qu’elle a su te séduire autant que moi ? Ma fascination pour la systémique a commencé par hasard à la Fac… Mais toi Florent, pourquoi t’es-tu penché sur la question ? Penses-tu que beaucoup seront intéressés par ses applications, d’une étendue étourdissante ?

 

Je ne sais pas si je serai le prochain évangile de la systémique, ce qui est sûr c’est que côté pédagogie et accessibilité je ferai mieux que les très excellents Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne, je m’y engage, quitte à dire quelques bêtises au milieu de mes énoncés ! C’est également lors de mon cursus scolaire que j’ai été amené à me pencher sur la systémique. Ensuite je l’ai utilisé en entreprise. Quand j’ai vu le franc succès que ma modélisation a rencontré, je me suis dit que je ne lâcherai pas de si tôt cette si belle discipline. Aujourd’hui c’est toute ma vision du monde qui se transforme sous le filtre de la systémique, c’est assez grisant de se retrouver d’un coup muni d’une arme de perception aussi puissante.

 

Aujourd’hui c’est toute ma vision du monde qui se transforme sous le filtre de la systémique

 

Merci encore Alexandre pour cet entretien des plus intéressants !

Merci à toi Florent, c’était très instructif d’avoir ton point de vue sur ces sujets !

 

Si le livre de Florent vous intéresse, vous pouvez vous le procurer sur le site http://www.a-la-decouverte-du-lean-six-sigma.fr


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Le vent du changement

29a

Je suis en plein projet, j’explore un nouveau et grand territoire. C’est la raison pour laquelle je n’ai rien écrit ce mois-ci, car le projet en question est particulièrement chronophage. Mais il est ambitieux, pour moi, et surtout enthousiasmant !

Quel genre de projet ? En fait ce sera un système (bien évidemment…), ayant pour nom quelque-chose qui ressemblera à Auto-Développement. C’est un nom dérivé d’auto-organisation dans les systèmes complexes. Il s’agit d’un projet à la fois personnel et professionnel, démarré à l’échelle locale. Mais je vous en reparlerai certainement en temps et en heure. En effet, peut-être que cela vous donnera quelques idées intéressantes ?

Depuis le création de ce blog, j’ai écrit sur des sujets variés, qui me préoccupaient d’une manière ou d’une autre au moment où je les ai rédigé.

Maintenant, la plupart se retrouvent dans la cave et le grenier du blog. Il serait judicieux de ma part (et quand j’aurai un peu de temps devant moi) de remédier à cet inconvénient en créant une page où tous ces articles seraient triés par thèmes généraux. Surtout pour les nouveaux visiteurs, pour lesquels je compatis : pour lire tous les articles qui les intéresseraient il faut réellement le vouloir ! Courage. (Les catégories qui ont été créées au fil du temps ne leur simplifient pas la tâche : elle ne sont plus pertinentes à présent. Le plus pratique étant pour l’instant de cliquer sur les différents mois de publication, dans la grande colonne à droite sous l’intitulé Archives).

Le dernier article que j’ai écrit était une sorte d’enseignement programmé. On y voit bien l’influence de mes lectures sur les sciences de l’apprentissage et leur intégration dans la logique systémique, lectures qui m’ont passionné d’ailleurs.

J’ai alors essayé de créer un enseignement programmé très simplifié sur un des livres que j’apprécie le plus (bien que certains approfondissements m’ont été très utiles, notamment sur la « Spirale Dynamique » inspirée par Clare Graves) : je parle du titre La stratégie du dauphin. Bilan ? Je ne suis pas sûr que beaucoup de lecteurs le fassent jusqu’au bout (j’ai fait ma petite enquête) et pour cause, c’est un peu rébarbatif, surtout sur intenet. J’ai donc pris la décision de garder l’idée générale, à savoir faire passer des notions et les faire pratiquer afin de faire progresser les lecteurs de ce blog, mais de changer la forme, pour rendre cette pratique plus attractive, intéressante et motivante (un peu à l’image de mon article-histoire sur le Cygne Noir de N.N. Taleb).

Pour finir, j’aimerais beaucoup vous reparler de la TOC. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, cela n’a rien à voir avec les troubles obsessionnels compulsifs, mais cela concerne bien entendu la theory of contraints (théorie des contraintes). Notion inventée et popularisée par E. Goldratt dans son livre, Le but, la théorie des contraintes est pour moi aussi élégante (c’est à dire précise, cohérente et simple) que la théorie de l’évolution.

Tout le monde ne se sent pas concerné par la TOC, car son application a été, surtout au début, très orientée « industrie ». Et pourtant cette notion est forte et universelle : chacun de nous est limité par une ou plusieurs contraintes, et beaucoup auront beau changer le moteur de leur voiture, si les roues ne peuvent tourner qu’à une certaine vitesse, l’augmentation de la puissance du moteur n’aura servi à rien et peut même être nuisible. La vitesse de rotation des roues est la contrainte. C’est une métaphore (simpliste) bien entendu, mais la voiture peut être presque n’importe quoi dans votre vie. Si vous voulez en savoir plus et mieux comprendre la TOC vous pouvez lire ou relire mon article sur le sujet en cliquant sur ce lien : La contrainte du système en entreprise.

Aussi, et c’est la raison de cette petite digression sur la TOC, vous pouvez lire l’article de Florent Fouque sur l’application de la TOC dans la vente/service, cliquez sur ce lien pour le lire. C’est également une excellente introduction et vous pourrez bien comprendre le principe étonnant de la TOC. Florent fait un travail admirable sur son site Analyse Systémique, n’hésitez pas à le visiter cela vaut vraiment le coup !

A plus tard pour la suite de mes articles, et je vous remercie toutes et tous pour votre fidélité et tous vos encouragements !

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Business

Ce billet fait partie d’une chaîne de blogs initiée par Laurent Brixius du blog Architecte marketing , qui est passée via Pierre Morsa et Michael de Esprit Riche, pour enfin arriver à Olivier Roland dans son blog Des livres pour changer de vie. Comme Olivier l’a expliqué dans son article, une chaîne de blogs, c’est tout simplement un thème commun que l’on se passe de blog en blog. Olivier m’a proposé de prendre le relai !

C’est un sujet qui tombe bien, car il va me permettre de raconter un peu mon histoire, et les types d’éducation qui ont le plus influencé ma vie. Peut être que cela vous permettra également de prendre du recul sur votre propre parcours… qui sait ?

« Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine. » [Montaigne]

Ma formation initiale est universitaire et scientifique. Cette formation me tient à cœur pour 2 raisons : j’y ai rencontré des enseignants-chercheurs passionnés, et surtout je pouvais apprendre de manière autonome.

Je me suis engagé dans les sciences seulement parce que cela me plaisait, rien de plus. Je ne savais pas quel métier je ferai, mais je savais que ma filière était passionnante, cela me suffisait amplement à l’époque, les détails viendraient après.

C’est dans mes premières années que j’ai eu un enseignant qui était pour moi vraiment hors norme : Henri Broch, professeur de physique et de zététique à Nice-Sophia-Antipolis (il a écrit un livre assez populaire sur l’usage de la raison, avec le prix Nobel de physique Goerges Charpak). Il enseignait avec une grande clarté et beaucoup de pédagogie, mais pas seulement : il nous a formé à l’art d’être sceptique, d’être de véritables scientifiques, dans tous les domaines d’études. J’ai énormément appris grâce à ses méthodes.

« L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste. » [Albert Einstein]

Ensuite, j’ai quitté Nice-Sophia-Antipolis pour aller à l’université d’Aix-Marseille, où j’ai travaillé mon mémoire sur la Systémique. La systémique étant, dans les grandes lignes, une méthode de raisonnement qui voit les choses dans leur ensemble. Elle est extrêmement utile pour faire le lien entre les différentes spécialités, ou des domaines d’études a priori dissemblables.

J’ai voulu apporter une pierre nouvelle dans ce champ d’étude, à ma manière et de façon vraiment autonome. On m’avait prévenu qu’essayer d’innover seul dans ce domaine était risqué… J’ai écris mon mémoire. J’ai eu le droit a 45 min de questions après mon examen oral, à la place des 10 min habituelles. J’étais dans l’expectative, pourquoi tant de questions ? Ils étaient intéressés, on m’a félicité pour mes recherches et mon autonomie, le jury a apprécié mon travail à sa juste valeur, bref… j’étais aux anges !

Grâce à ce stage de Master, j’ai pu rencontrer des chercheurs ouverts et très intéressants, qui m’ont permis de sentir ce qu’était la passion de toute une vie : la découverte et le savoir.

« La création d’entreprise est probablement l’une des formes les plus élaborées des dernières grandes aventures modernes. » [Bernard Maître]

Après m’être documenté sur les démarches administratives et techniques, je crée mon entreprise le 1er octobre de l’année 2007 : à partir de maintenant, je travaillerai essentiellement pour des entreprises, surtout des PME et TPE, ainsi que pour certains professionnels ou particuliers. Mon but est d’utiliser mon outil de prédilection, la systémique, et de construire des stratégies élégantes pour mes clients. Je suis donc une sorte de « conseiller » et de « coach » à ma façon.

Pourtant, il y a les débuts. Et là j’ai compris le gouffre qui sépare le monde des études de la vie réelle. A l’université, j’ai appris à faire des CV, des lettres de motivations et tout le « package » habituel… mais je n’ai pas appris  à démarcher, à convaincre, à me vendre réellement. J’ai vite découvert, avec une certaine consternation, qu’une bonne idée est aussi difficile à vendre qu’une mauvaise idée. Un client qui nous voit pour la première fois est méfiant, quoi qu’il arrive. Ah ça oui, le potentiel de mes méthodes leur paraissait intéressant, mais là n’était pas le problème majeur : il fallait que je me vende, moi, qu’ils me fassent confiance. Dans quelques-uns de mes précédents articles, je parle de ce problème du démarchage et du marketing, car c’était au début une source de préoccupation majeure pour moi ! J’étais compétent, mais le vrai défi était de savoir faire « sentir » aux autres ma compétence.

J’y suis arrivé, seul. J’ai réappris, à ma manière, ce vieux cliché : la pratique est une très bonne formation, même si elle est très dure. L’apprentissage est toujours simple, mais n’est jamais facile.

Alors ensuite, il y a les vraies récompenses : vos clients partagent vos ambitions et vos idées, le travail en commun, le fait de redécouvrir les possibilités qu’offre la vie ! Vous ressentez alors une grande fierté : la fierté d’avoir fait face à la réalité du monde.

« Chaque personne que tu rencontres est le résultat d’une expérience. » [Reed Konsler]

Bien sûr, au fil du temps on rencontre des personnes uniques. Michel, conseiller en investissement indépendant, qui m’a beaucoup appris, et sans rien me demander en retour, dans le domaine du conseil professionnel et surtout de la finance (une corde qui manquait à mon arc). Irene, passionnée et professionnelle de l’événementiel, qui m’a permis de faire ma première conférence officielle. Joël, un auteur que j’avais vraiment apprécié, qui m’a offert un de ses livres et qui m’a permis de connaître les subtilités du management et de l’esprit de jeu pour motiver les gens. François, mon grand cousin, qui travaille depuis de nombreuses années dans le coaching au sein des grandes organisations, qui m’a toujours dit à sa manière (subtile) de laisser du temps au temps (et je crois que c’est une leçon très importante). Les nombreux entrepreneurs que j’ai rencontrés dans le cadre de mon travail… et tous les autres !

Il y a aussi mon blog et la magie du « réseau ». L’Internet 2.0 m’a permis de rencontrer des personnes vraiment intéressantes ! Marc Traverson du blog Troisième voie. Gérard Schoun, l’auteur de Tu seras un leader ma fille. Argancel du blog C’éclair et son projet de regroupement des meilleurs blogs de développement personnel francophones. Benoît Ouellet et son blog sur Les harmoniques de le vente. Frederic Canevet du blog Conseils en marketing. Olivier Roland du blog Des livres pour changer de vie. Ah, d’ailleurs Olivier tu vas me permettre de finir cet article sur un point important.

« Un livre, c’est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c’est un trésor qu’il faut extirper d’un coffre verrouillé. Un livre, c’est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots. » [Michel Bouthot]

Ce point est le suivant : les livres. J’ai pris l’habitude de lire beaucoup, et c’est très probablement ma meilleure habitude ! Les livres m’ont apporté énormément de bonnes choses. Notamment ceux qui permettent de développer son savoir personnel et professionnel.

Et à ce propos je vous recommande vivement la visite du blog Des livres pour changer de vie. Olivier a un projet hors du commun : lire 52 des meilleurs livres de Business (ou Personal MBA) en 52 semaines, et faire un résumé par semaine sur son blog ! Olivier est un autodidacte pur et dur et je crois beaucoup en son projet et son ambition. Une ambition que je comprends bien car je la partage au plus profond de moi.

J’essayerai l’année prochaine de participer à son projet un peu à ma manière, en parlant des livres intéressants que j’ai découvert récemment, comme par exemple « Le cygne noir » (un livre passionnant sur l’imprévisible et son exploitation dans la vie quotidienne et professionnelle), ou « L’art d’apprendre » (un livre très original sur l’art de l’apprentissage efficace).

Note: Je dois passer la main à quelqu’un d’autre pour cette chaîne d’articles.  Mais  pour l’instant je ne sais pas encore qui a parlé, ou a déjà l’intention de parler, de la formation ou auto-formation qui a le plus influencé sa vie. Je vais donc tenter de trouver les personnes qui me connaissent , qui n’ont pas déjà écrit cet article, et qui accepteraient de « relever le défi ». Benoît, tu veux écrire à ce sujet ? Argancel, tu acceptes également ?

En attendant, je propose aux lecteurs qui possèdent un blog, s’ils le désirent, de poster un article avec ce sujet, puis de donner un lien vers leur article dans les commentaires. Pour ceux qui n’ont pas de blog, vous pouvez utiliser la boîte des commentaires de cet article pour faire partager à votre façon la formation ou auto-formation qui a eu le plus d’importance dans votre vie. Ça sera à coup sûr très intéressant !

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année !

Alexandre

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Sous ce titre qui interpelle: « Tu seras un leader, ma fille. Sept voies vers un leadership responsable » il y a une mine d’or. Cette mine d’or à été écrite par Gérard Schoun, pour sa fille et sa réussite future. Son livre est intelligent, beau, et agréable à lire. C’est un livre découpé en plusieurs chapitres, courts, que vous pouvez lire et télécharger gratuitement en cliquant sur le lien qui suit. N’hésitez pas à le lire, cela vaut vraiment le coup!

Cliquez ici pour accéder au livre « Tu seras un leader, ma fille »

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Voyage

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Je ne pourrai pas écrire sur mon blog pendant environ 2 semaines. Je vous ai mis plus bas quelques liens qui vous mèneront à des idées intéressantes, et qui peuvent être réellement utiles!

A mon retour, je compte créer une nouvelle page, statique, avec une présentation de mes lectures les plus intéressantes. Bien sûr, ces livres traitent essentiellement de l’efficacité, la productivité, les comportements, le développement de ses capacités etc.

En parlant de développement de ses capacités, je vous donne à nouveau le lien vers le site « DéveloppementPersonnel.org », créé par Argancel, en bas de ce billet.

Bonne lecture et à bientôt!

 

Comment parler en public

Comment se motiver

Comment se mettre en valeur

Technique du recadrage

La stratégie systémique

Comment être apprécié

Comment s’affirmer

Comment plaire dans les premières secondes

Comment encourager son entourage à agir

Le pied-dans-la-porte

La porte-dans-le-nez

Techniques de questionnement

Comment faire la conversation

Utilisez la stratégie du dauphin

La preuve sociale

Identifiez vos limites

Méthode des 10 minutes

Comment désamorcer la résistance

Comment motiver son enfant à l’école

Citations

Fiches

DéveloppementPersonnel.Org

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Cet article est né d’une invitation.

Faysal, auteur du blog Du rêve Au Concret, m’a demandé d’écrire pour ses lecteurs un article sur la stratégie systémique. Je tiens à le remercier ici pour l’intérêt qu’il porte à mon travail, et je vous recommande également de lire ses articles très instructifs.

J’ai alors écrit un petit article de présentation de la stratégie systémique, sous forme de dialogue, avec deux exemples simples pour rester compréhensible.

Bonne lecture !

Personnes curieuse : – Si quelqu’un veut réussir dans un domaine particulier, pourquoi utiliserait-il ce que tu appelles la « stratégie systémique » ?

Alexandre : – En une phrase, je dirais que la stratégie systémique, c’est une manière de construire une stratégie dans n’importe quel domaine, en utilisant un outil de raisonnement appelé systémique.

Personne curieuse : – La stratégie je sais ce que c’est : en gros c’est l’art d’atteindre ses objectifs en prenant en compte tous les éléments d’une situation. Mais la systémique, je n’en ai jamais entendu parler, c’est quoi son utilité ?

Alexandre : – La systémique permet de penser et de saisir la complexité. Attention, complexe ne veut pas forcément dire compliqué. La complexité signifie que plusieurs processus sont en interactions (qui forment un « complexe »), et qu’il faut prendre en compte cet ensemble pour l’utiliser à son avantage.

Je vais donner cet exemple anecdotique dans la vie privée :

Exemple 1 :

Une personne a une particularité assez gênante : elle ne supporte pas que ses amis ne l’appellent pas pendant plus d’une semaine.

Elle se sent en quelque sorte trahie, abandonnée par ses plus proches amis. Alors, quand un de ses amis la rappelle après plus d’une semaine d’attente, elle décroche et lui parle de manière froide et distante. L’ami au bout du fil lui demande alors parfois ce qui lui arrive, et elle répond qu’elle ne trouve pas normal que quelqu’un qui se dit son « ami » ne l’appelle pas plus souvent pour prendre de ses nouvelles.

Alors, peu à peu, plus personne ne la contacte…

Utilisons notre réflexion, systémique, dans cet exemple de base.

Il faut voir ici les processus importants :

1/ la personne désire qu’on l’appelle plus souvent ;

2/ ses amis ne vont appeler que si ça leur fait plaisir, à eux.

Voici donc ce que notre personne doit comprendre :

En critiquant l’ami qui appelle, celui-ci va se sentit mal à l’aise, et aura encore moins envie d’appeler la prochaine fois. Tandis qu’en décrochant de manière souriante et aimante, l’ami va se sentir valorisé et heureux de discuter, ce qui va lui donner envie de rappeler de plus en plus souvent (renforcement positif du comportement).

Notre personne doit donc passer outre sa frustration du moment, pour un bénéfice à long terme. Elle doit imaginer les conséquences positives de sa nouvelle attitude sur sa vie, dans son ensemble.

Ici, non seulement ses amis appelleront plus souvent, mais en plus peu à peu elle se sentira moins gênée par les moments de silence de la part de ses amis (renforcement positif de son nouveau comportement).

Il faut donc penser à plus long terme et en prenant en compte les désirs des amis concernés. Il est utile de penser de manière plus complexe, pour obtenir ce que l’on désire de manière plus simple et plus durable.

Personne curieuse : – Je commence à saisir un peu. C’est une manière de voir les « articulations » des processus mis en jeu, comme une construction de « meccanos », et de les utiliser avec un bénéfice maximum pour la personne.

Alexandre : – C’est exactement cela, c’est un bénéfice maximum pour un investissement minimum, en utilisant toute la force et l’énergie des processus existants.

Je vais te donner un autre exemple, plus impliquant pour la personne et dans la vie professionnelle cette fois-ci :

Exemple 2 :

Un homme désire évoluer au sein de son entreprise. Sa femme et ses amis lui reprochent de ne pas avoir assez d’ambition et de ne pas se donner suffisamment à fond pour avoir de l’avancement.

« S’ils savaient ce que c’est aussi, ce n’est pas aussi simple que ça. Il faut faire son travail correctement et le patron voudrait des idées originales dans le management de la boîte. Je ne peux pas faire mon travail correctement et penser à tout. En plus, je ne pense pas qu’à ça toute la journée, j’avoue que la motivation n’est pas là à chaque fois… »

Utilisons à nouveau notre réflexion dans ce contexte professionnel.

Après une étude de son objectif et des processus mis en jeu, voici ce qui est conseillé à notre homme :

« Vous allez prévenir tout le monde, votre femme et vos collègues de travail. Les jours où vous désirez afficher votre ambition et vous investir pour votre entreprise, vous porterez une chemise rouge vif. »

Le stratège systémicien sait qu’il faut un moyen d’affichage extérieur de l’ambition de notre homme. Pourquoi ?

Parce que de cette façon, si l’homme ne porte pas sa chemise rouge un jour, tout le monde va lui demander si il a abandonné son objectif : réussir. Ce qui le mettra face à ses responsabilités et rappellera chaque jour son engagement. En mettant sa chemise rouge le matin, il se dit : « Voilà, aujourd’hui je pars travailler pour réussir et grimper les échelons ».

La stratégie est d’utiliser la force de l’engagement, face à des collègues, et l’affichage social, pour la motivation de l’homme.

Une méthode utilisée couramment en coaching, beaucoup moins efficace, est d’effectuer une remotivation régulière de la personne avec de simples paroles du type : « Vous désirez réussir dans votre vie professionnelle ? Alors faites tout ce qu’il faut pour, ne tombez pas dans la routine, bougez-vous et vous y arriverez… ». Pourtant ce n’est pas si simple. Les paroles s’envolent et ne laissent pas la trace voulue dans l’esprit d’un individu.

Lui demander d’afficher socialement son objectif avec la chemise rouge va au contraire créer et entretenir sa motivation et son ambition. Il devient responsable de l’atteinte de son objectif et de son engagement.

Personne curieuse : – Hmm, d’accord. Je pense comprendre réellement le principe de ces stratégies. En fait tu utilises l’ensemble d’un environnement pour en tirer un maximum d’avantages, avec un minimum d’efforts inutiles. Et tout ça à long terme en fin de compte.

Ces exemples étaient simples en apparence mais tu considères toujours qu’une situation possède des solutions élégantes lorsque l’on se sert de tout ce qui est en rapport, même de façon éloignée.

Alexandre : – Exactement. Penser sur le long terme et de façon indirecte, avoir une vision globale et non trop centrée sur un problème, c’est la clé de la réussite.

La complexité nous fait peur, et pourtant, dans cette complexité est cachée la maîtrise.

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Voici pour vous la liste des blogs de développement personnel francophones, que vous pouvez consulter à tout moment à l’adresse suivante:

developpementpersonnel.org

 

Cette liste à été construite sur l’initiative et le travail d’Argancel, du blog C’éclair! L’efficacité au quotidien.

Un très grand merci pour cet investissement et pour le sérieux de cette réalisation. Argancel a créé un site qui est spécialement dédié à cette liste, et a également pris le soin de classer tous ces blogs par catégories (affirmation personnelle, coaching, productivité, psychologie, réussite professionnelle…).

 

N’hésitez pas à consulter cette liste, car beaucoup de ces auteurs pourront vous apporter des idées et des méthodes très utiles, dans votre vie privée comme professionnelle. Et comme maintenant vous savez de plus en plus intégrer des méthodes pour les adapter à votre propre contexte, cela vous sera encore plus profitable!

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