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Archive for octobre 2007

Comment s’affirmer?

Que ce soit savoir refuser, défendre son point de vue, gérer des conflits ou négocier, ces compétences sont des clés importantes de notre succès, dans notre vie personnelle et professionnelle. Savoir s’affirmer est le moyen de se faire écouter et respecter, et permet de trouver un équilibre dans sa relation avec les autres.

S’affirmer, c’est révéler sa valeur!

Je vous donne ici 12 techniques simples, qui vous permettront de vous affirmer quotidiennement, dans des situations très diverses.

1/ L’affirmation de soi empathique

  1. Écoutez en priorité ce en quoi votre interlocuteur a raison.

  2. Reformulez-lui ses raisons ou ce que vous avez compris de sa position.

  3. Donner enfin votre position.

Exemple:
« -C’est vraiment très contrariant ce qu’il t’a fait, et ta réaction est normale, pourtant je pense que tu devrais lui reparler. »

2/ Technique du disque rayé

  1. Répétez la même chose aussi souvent que nécessaire.

  2. A chaque répétition de votre message, soyez de plus en plus courtois et gentil.

  3. Ne pas dériver ni se justifier, et expliquez de manière adaptée au contexte.

Exemples:
« -Mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre ça me ferait vraiment plaisir!
-Maman, je suis en train de faire autre chose en ce moment!
– Je sais bien que tu fais autre chose et c’est certainement plus agréable, mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre car ça me ferait vraiment plaisir! »

« -Non, vraiment, je vous remercie mais votre proposition ne m’intéresse pas…
-Mais Monsieur […]
-Vraiment, je vous assure que votre proposition ne m’intéresse pas, je suis désolé… »

3/ La révélation sur soi

  1. Exprimez vos émotions pénibles ou agréables à l’oral.

  2. Donnez votre position.

Exemple:
« -Écoute, vraiment je suis désolé et je ne voudrais absolument pas que tu le prennes mal, car je tiens beaucoup à la bonne relation que nous avons toi et moi au travail, mais je ne pourrais pas te remplacer cette semaine. »

4/ Savoir exprimer positivement les demandes, les avis, les critiques, les réponses et les sentiments

  1. Ne pas formulez de reproche ou d’ordre directement et se mettre à la place de l’autre (pensez à son amour propre!).

  2. Dites les choses en verbalisant les conséquences positives, l’aspect constructif, et en vous impliquant.

Exemples:
« -Ce serait sympa que tu m’aides à boucler ce dossier, ça m’arrangerait beaucoup.
Plutôt que: -Tu m’aides à boucler ce dossier? »

« J’aimerais vraiment que tu travailles un peu plus à l’école, je serais tellement soulagée, et ta maîtresse serait tellement fière! »

5/ L’information et des explications données de manière claire et précise

  1. Donnez des informations ou des explications de manière directe et précise, sans « tourner autour du pot ».

  2. Exprimez-vous avec parcimonie, c’est-à-dire avec un minimum de mot et sans explications ou justifications inutiles (ce qui pourrait dévier la conversation).

  3. Vérifiez si cette information ou explication a bien été comprise par votre interlocuteur (écoute active).

Exemple:
« -Tu sais, j’aimerais vraiment ce poste de responsable.
Plutôt que: -Tu vois, je pense que je me plairais bien en tant que responsable, en plus personne n’a l’air de vouloir ce poste en ce moment, en plus je travaillerais souvent et j’aime plutôt ça moi… »

6/ Savoir reconnaître ses torts

  1. Quand vous vous apercevez que vous avez faits une erreur, reconnaissez le rapidement devant votre interlocuteur.

  2. Reconnaissez-le sans ajouter explications ou justifications, ni nuances.

Exemples:
« -Je n’ai pas fait ce que tu m’avais demandé alors que je te l’avais promis et je ne suis pas excusable. »

« -Je suis arrivé en retard et mon attitude gêne tout le monde j’en suis conscient. »

7/ Savoir encourager votre interlocuteur à vous formuler ce qui ne va pas et ce qu’il trouve bien chez vous

  1. Faites une « enquête négative » en faisant préciser à votre interlocuteur ce qui ne va pas, un reproche qu’il n’arrive pas à dire.

  2. Faites une « enquête positive » en faisant demandant à votre interlocuteur ce qu’il trouve comme point positifs chez vous.

Exemple:
« -Tu as l’air un peu contrariée, j’espère que je n’y suis pour rien?
-Oh oui, oui tout va super bien.
-Tu es sûre? Si ce n’était pas le cas ça serait important pour moi de le savoir!
-En fait oui: je trouve que ton attitude n’était vraiment pas mature hier soir quand on est allé dîner chez mes amis, j’avais tellement honte!
-Je suis d’accord avec toi, tu as raison je n’ai pas vraiment eu une attitude correcte envers toi et tes amis et je m’en suis voulu après coup… Mais as-tu autre chose à me reprocher? Surtout, si c’est le cas, n’hésite pas à me le dire…
Aussi, pourrais-tu me préciser quels sont les attitudes qui sont agréables chez moi, afin que j’essaie de les développer? »

8/ Le questionnement direct

  1. Aidez votre interlocuteur à préciser sa pensée.

  2. Appliquez un questionnement positif ou négatif selon les renseignement que vous voulez.

Exemples:
« -J’ai besoin d’un renseignement précis: quand et à quel endroit vous devez vous réunir? »

« -N’ayez aucune hésitation à préciser votre avis sur mon travail, même une critique me sera très utile pour la suite. »

9/ L’aide à la solution

  1. Recherchez une alternative à ce que l’autre vous demande et que vous voulez refuser.

  2. Aidez l’interlocuteur à trouver une solution à son problème (plus facile qu’un refus ou une critique).

Exemple:
« -Je ne peux malheureusement pas aller te chercher samedi soir, c’est vraiment ennuyeux pour toi parce-qu’il est vrai que les taxis sont chers. As-tu pensé à Thierry? Il rentre vers chez nous tous les soirs le week-end, et tu aurais juste à le dédommager du détour pour venir te chercher, ça serai bien moins cher! Ou au pire, il doit y avoir quelqu’un qui peut te dépanner juste pour ce soir là, tu as une idée? »

10/ Savoir trouver un compromis

  1. Faites l’analyse de la position de l’autre ainsi que l’analyse de votre propre position.

  2. Trouver un compromis qui respecte vous-même et l’autre (ses intérêts principaux et les vôtres).

Exemple:
« -Je ne veux pas devoir faire ce trajet tous les jours pendant deux semaines de suite, je suis fatiguée en ce moment.
-Je comprends, voici ce que je te propose alors: au lieu de faire tous les trajets pendant deux semaines de suite chacun, on va alterner un jour sur deux les trajets et on fera ça pendant quatre semaines? Cela te permettrait de te reposer plus souvent, qu’est-ce que tu en pense? »

11/ Savoir désarmez la colère

  1. Désarmez tout d’abord votre propre colère, même si on est insulté, cela évitera une escalade incontrôlable et irrémédiable.

  2. Adoptez un comportement de plus en plus calme et non agressif, en utilisant la révélation sur soi.

  3. Restez ferme si c’est nécessaire (dites par exemple que se faire agresser verbalement n’est pas du tout agréable, pour qui que se soit).

Exemple:
« -Ton rapport est un torchon, un regroupement d’âneries que j’aurais moi-même eu du mal à inventer… Tu est vraiment nul mon ami!
-Je ne sais pas précisément pourquoi tu n’aimes pas le rapport que j’ai rendu et tu dois avoir des raisons d’être en colère. Pourrais-tu m’expliquer précisément les points que tu n’as pas apprécié dans mon travail et l’on verra ça calmement ensemble. Mais par contre c’est très désagréable d’être insulté par quelqu’un, même un collègue de travail, tu sera d’accord avec moi?
-Oui tu as raison excuse moi, je vais t’expliquer ce qui m’a mis en colère… »

12/ Savoir ne pas s’engager dans une discussion: la technique du brouillard

  1. Vous êtes dans une discussion qui vous déplaît et dans laquelle vous préférez ne pas donner d’opinion précise.

  2. Ne dites rien qui puisse vous engager ou encourager la discussion.

  3. Reprenez la verbalisation de votre interlocuteur de la manière la plus neutre que possible, sans prise de position, et surtout sans agressivité ni ironie.

Exemple:
« -Tous les médecins sont des charlatans!
-Il est vrai que certains médecins peuvent être des charlatans. »

Bien sûr, toutes ces techniques d’affirmation de soi peuvent être combinées les unes aux autres, suivant la situation et le contexte.

Dans la communication, comme toujours, il faut pratiquer ! Ce sont de très bonnes cartes, que vous aurez dorénavant en mains pour vous affirmer et vous épanouir avec votre entourage.

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Être aimé et apprécié des personnes que nous rencontrons et que nous côtoyons. Voilà un objectif qui nous tiens à coeur, et c’est bien normal: c’est le fondement des relations sociales.
Dans l’indémodable best-seller Comment se faire des amis (Hachette, 1990), Dale Carnegie nous donne 30 clés pour se faire apprécier de son entourage. La qualité de contact avec notre entourage est un puissant moteur pour notre succès. Que se soit par ses collègues de travail, ses collaborateurs, ses clients, ses amis, sa famille ou son conjoint, on utilise ces mêmes principes.

1/Trois techniques fondamentales pour influencer les autres

  • Si vous voulez récolter du miel, ne bousculez pas la ruche: Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.
  • Le grand secret des relations humaines: Complimentez honnêtement et sincèrement.
  • Qui en est capable a le monde avec lui, qui ne l’est pas reste seul: Motivez souvent pour faire ce que vous proposez.


2/Six moyens de gagner la sympathie des autres

  • Pour être partout le bienvenu: Intéressez vous réellement aux autres.
  • Un moyen facile de faire une bonne première impression: Ayez le sourire.
  • Si vous n’observez pas ce principe… tant pis pour vous: Rappelez-vous que le nom d’une personne revêt pour elle une grande importance.
  • Voulez-vous que votre conversation soit appréciée? C’est très facile: Sachez écouter. Encouragez les autres à parler d’eux-mêmes.
  • Comment intéresser les autres: Parlez à votre interlocuteur de ce qui l’intéresse.
  • Comment plaire instantanément: Faites ressentir aux autres leur importance et faites-le sincèrement.


3/Douze moyens de rallier les autres à votre point de vue

  • Que gagnez-vous à argumenter?: Évitez les controverses, pour sortir vainqueur.
  • Un moyen infaillible de se faire des ennemis! Comment l’éviter?: Respectez les opinions de votre interlocuteur. Ne lui dites jamais qu’il a tort.
  • Que faire quand vous avez tort?: Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement.
  • C’est par le coeur que l’on parvient à l’esprit: Commencez de façon amicale.
  • Le secret de Socrate: Posez des questions qui font dire oui immédiatement pour désamorcer la résistance.
  • La soupape de sûreté: Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise.
  • Pour obtenir la coopération d’autrui: Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui.
  • Une formule pour accomplir des prodiges: Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur.
  • Ce que chacun désire: Acceuillez avec sympathie les idées et les désirs des autres.
  • Un appel apprécié de tous: Faites appel aux sentiments élevés.
  • Le cinéma le fait, la télévision le fait, pourquoi pas vous?: Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination.
  • Pour déclencher une réaction: Lancez un défi.


4/Soyez un leader: neuf moyens de modifier l’attitude des autres sans irriter ni offenser

  • S’il vous faut corriger une faute commencez ainsi: Commencez par des éloges sincères.
  • Comment corriger les autres sans vous faire détester: Faites remarquer erreurs ou défaut de manière indirecte.
  • Parlez d’abord de vos erreurs: Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres.
  • Personne n’aime recevoir des ordres: Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs.
  • Comment ménager l’amour-propre de votre interlocuteur: Laissez votre interlocuteur sauver la face.
  • Comment stimuler les Hommes: Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement.
  • Comment inciter l’autre à se dépasser: Donnez une belle réputation à mériter.
  • Comment favoriser les progrès: Encouragez, que l’erreur semble facile à corriger.
  • Comment motiver: Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.


La théorie systémique dans les communications

Ces principes sont des automatismes, des recettes que l’on applique parce qu’elles marchent. Mais les idées principales, qui se cachent derrière ces 30 principes, ne sont pas nombreuses. Et c’est là que l’approche systémique intervient.

Dans L’art d’influencer, Analyse des techniques de manipulation (Armand Colin, 2000), Alex Mucchielli analyse ces idées principales. Alex Mucchielli, professeur à l’université Paul Valéry-Montpellier III, est responsable du Centre d’Etude et de Recherche en Information et en Communication (CERIC), et s’est imposé comme l’un des continuateurs et développeurs, au niveau européen, de l’oeuvre de l’école de Palo Alto (avec la théorie systémique des communications et son approche des processus de communication).

Voici la façon dont il analyse les principes de Dale Carnegie: Toutes ces communications ont un seul effet principal, constituer l’autre comme bon, admirable, beau et digne d’intérêt. Elles mettent l’interlocuteur dans une position d’admiré et de supérieur par rapport à celui qui parle. On reconnaît donc la valeur de l’autre. Ce positionnement et cette identité que l’on a créé envers notre interlocuteur va donner en retour de la valeur à ce que l’on va dire.
Pour résumer, ce que l’on va dire est aussi digne d’intérêt que de la façon dont on s’est comporté avec lui.

Derrière tout ceci se cache cette notion terriblement évidente: Une relation réciproque ne peut se faire que si il y a un véritable échange. Si vous voulez recevoir, mieux vaut donner dans un premier temps (n’importe quoi qui lui apporte quelque chose, même si c’est immatériel). Un début de relation entre vous deux est alors installée, et si il veut qu’elle dure, il va vous donner en retour (ce que vous lui demandez ou ce qu’il pense vous faire plaisir). La relation est alors bouclée, réciproque.

En gros, pour que quelqu’un fasse quelque chose consciemment, il faut qu’il décide de le faire
. Et pour qu’il décide de le faire, il faut qu’il pense ou qu’il ressente que cela lui apporte quelque chose, directement ou indirectement. C’est aussi simple que cela.

Avec cette idée principale, nous pouvons trouver bien d’autres recettes qui appliquent cette loi. A quand Comment se faire des amis 2? Peut-être bien que vous l’écrirez vous-même…

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