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Archive for octobre 2007

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« – Il existe une approche assez surprenante pour ceux qui ne la connaissent pas. Il s’agit d’une approche qui permet d’aborder avec une seule et même science les comportements humains, l’entreprise, l’économie, les écosystèmes ou encore les organismes biologiques et les cellules, entre beaucoup d’autres. Elle permet d’organiser les connaissances et d’être efficace dans la concrétisation de ses projets. »

« – Je vous souhaite la bienvenue à vous toutes et à vous tous.
Vous êtes réunis ici dans cette formation pour étudier cette science, appelée couramment l’approche systémique. Le terme de stratégie systémique sera employé ensuite plus loin dans votre enseignement, car cette dernière méthode utilise une version poussée de l’approche systémique opérationnelle, reposant sur la notion de processus en interaction, appelés Processus CET ou encore Processeurs CET. Nous verrons tous ses apports particulièrement intéressants dans la suite votre formation. »

« – D’après la définition la plus courante, un système est un ensemble d’éléments en interaction. Mais cette définition est malheureusement trop générale pour évoquer quelque chose d’utile. Ce qui traduit bien la difficulté que l’on a d’encadrer la systémique dans une définition basique, car elle est avant tout une méthode adaptable aux différents contextes que l’on veut étudier.

Pour information, voici les autres définitions qui sont utilisées:

-Pour de Saussure, un système est « une totalité organisée, faite d’éléments solidaires ne pouvant être définis que les uns par rapport aux autres en fonction de leur place dans cette totalité« .
-Pour Von Bertalanffy, c’est « un ensemble d’unité en interactions mutuelles. »
-Pour J. Ladrière, c’est « un objet complexe, formé de composants distincts reliés entre eux par un certain nombre de relations. »
-Pour E. Morin, c’est « une unité globale organisée d’interrelations entre éléments, actions ou individus. »

Je me suis alors demandé si il pouvait exister un élément qui n’appartenait pas à la science des systèmes. Et là, comme pour me répondre, le professeur a ajouté: « Seul un élément totalement isolé n’aurait pas besoin d’être étudié avec la systémique, mais retenez bien ceci: cela n’arrivera jamais. Et pourquoi me diriez vous? Réfléchissez, et donnez moi les réponses qui vous paraissent censées. »
J’ai donc pris une minute pour raisonner un peu, et deux réponses me sont venues à l’esprit, et je dois vous avouer que j’étais plutôt fier de ma seconde idée. J’ai alors répondu:
« Premièrement voir un élément, une action ou un individu totalement isolé est une vue de l’esprit, elle permet de simplifier leur étude, mais il ne faut jamais oublier que ce n’est qu’une simplification en décalage avec la réalité. Deuxièmement je pense qu’étudier un élément, une action ou un individu est déjà une interaction avec lui ou elle, qu’il faut prendre en compte de manière systémique. C’est ce que l’on pourrait appeler le rôle de l’observateur en science pure, ou le rôle que l’on a par exemple lorsque l’on pose une question à quelqu’un, on influence sa réponse car notre communication ne peut pas avoir un effet neutre sur cet individu. »

« – En effet, l’école de Palo Alto a souligné ce phénomène en psychologie et en communication. Elle utilisait très essentiellement la systémique.
Les deux réponses que vous avez donnés sont exactes et vont nous permettre de rentrer dans le vif du sujet, euh…Monsieur, vous vous appelez? »

« – Delivré, Alexandre Delivré. »

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Que votre fille ou votre fils soit à l’école primaire, au collège ou au lycée, il peut arriver qu’elle ou il soit peu motivé par le travail, soit démotivé par l’école et ce qu’il y apprend.

J’aborderai ici quelques principes de base qui vous serviront, vous, parents ou futurs parents, à motiver votre enfant et peut être lui donner goût au travail.

1/ La relation systémique

Je pense qu’il faut commencer par ce point important, votre enfant n’est pas isolé. Vous l’éduquez, votre conjoint(te) aussi, vous avez des interactions avec votre fille ou votre fils. Mais vous n’êtes pas seuls. Votre enfant voit aussi un instituteur ou des professeurs, qu’il apprécie plus ou moins bien d’ailleurs. Et il a des copains et des copines qui ont également des interactions avec lui. Tout cet environnement social l’influence, qu’il s’en aperçoive ou non.

D’où ce principe: que sa volonté de travailler vienne de lui, et non pas des autres. C’est plutôt dur à admettre mais vous ne pourrez jamais contrôler tout l’environnement de votre enfant, c’est quasiment impossible et surtout cela ne se pourrait qu’à très court terme. Il aura des professeurs plutôt irritants et peu intéressants, il pourra côtoyer des camarades avec des « facilités » comme on dit et qui ne travaillent presque jamais et pourtant s’en sortent…

De ce fait, il vaut mieux que votre enfant ne soit que très peu influencé par ces circonstances extérieures. Il faut que tout vienne de lui. Mais comment? Comment vous pouvez faire?

2/ L’éducation par une méthode

Vous, personnellement, êtes-vous motivé quand vous êtes au travail ou que vous devez faire une corvée à la maison, et que vous savez que vous pourriez faire des choses plus intéressantes et qui serviraient plus vos projets personnels? Normalement non.
Pour votre enfant c’est la même chose. Surtout si vous l’obligez à travailler alors qu’il pense que cela ne lui sert pas à grand chose ou qu’il préfère faire des activités avec un bénéfice plus concret (Ahhh… la télé, les jeux-vidéos et les réseaux sociaux sur ordinateur… Les devoirs ne font plus le poids face à tant de couleurs, de sons, de stimulations…)

Beaucoup pensent qu’il faut forcer leur enfant à travailler et qu’il y prendra goût de lui même plus tard, mais c’est une erreur. Justement c’est en le forçant que vous lui enlevez tout le mérite personnel de se mettre au travail. Il ne le fait pas pour lui, il le fait pour vous. Dès que votre pression se relâchera (durant les études supérieures par exemple, ou s’il va en internat durant le lycée) le grand chat ne sera plus là, et quand le chat n’est plus là, les souris dansent (ou paressent…) Et puis aussi, question plaisir personnel de votre fils ou de votre fille, sa motivation, son mérite, et même l’entente dans la famille, le conflit permanent n’est pas ce qu’il y a de meilleur (doux euphémisme).

Vos soucis envers son avenir ne sont souvent pas les siens malheureusement. Il faut communiquer avec lui de sorte qu’il comprenne et ressente ce que vous lui dites. Il faut créer chez lui une envie de travailler, car il saura que ça lui apportera quelque chose. Et votre rôle, c’est d’amorcer cette envie… Et franchement, quoi de mieux qu’une éducation qui le rende autonome? Il apprendra alors par lui-même toute sa vie.

Mais des exemples valent mieux que la théorie pour exécuter ce concept…

3/ Exemples

  • Parlez son langage, de ses centres d’intérêts. S’il s’intéresse aux jeux-vidéos, il faut lui demander des choses précises sur ses jeux favoris, et voir où sa logique ou son raisonnement peuvent être sollicités. Ensuite il faut lui souligner que ce qu’il apprend dans telle ou telle matière peut lui servir à être plus malin et développer ses capacités. Si elle ou il s’intéresse au membres du sexe opposé, servez-vous en, dites à votre enfant (ou adolescent dans ce cas là) qu’il peut devenir quelqu’un d’admiré et plus malin que les autres en parlant mieux, en ayant des connaissances permettant d’engager des conversation sur n’importe quoi et intéresser le jeune homme ou la jeune fille etc. De préférence, parlez d’objectifs concrets pour lui, et modérez les « travaille correctement ton théorème de Pythagore pour que tu aies un bon métier plus tard », qui sont dans leur tête à milles années lumières de leurs préoccupations actuelles.

  • S’il a tendance à s’opposer à tout ce que vous dites, soit, servez-vous en. Ceci est particulièrement vrai dans sa période adolescente. En cas de blocage complet du dialogue, vous pourrez lui dire que vous doutez qu’il puisse arriver à travailler tout seul et de façon autonome pendant une semaine, car vous êtes sûr qu’il n’est pas encore assez mûr pour cela. Il s’opposera très certainement à vous, et voudra vous prouver le contraire. Je sais, c’est bizarre comme attitude lorsqu’on a pas l’habitude (et puis auparavant, il(elle) était si sage, si gentil(le)…) Mais les psychothérapeutes utilisent avec succès ce principe d’opposition face à des clients récalcitrants et ce, depuis une cinquantaine d’années. Le but est que votre fils (ou filles) devienne autonome, pas de lui faire « plaisir » en le laissant faire n’importe quoi dans le domaine scolaire. A l’adolescence, il s’opposera à vous DE TOUTE FAÇON. Le mieux est de s’en servir pour qu’il mûrisse intellectuellement.

  • Mettez les choses au clair dans son esprit. Votre principale inquiétude est qu’il n’y arrive pas dans la vie et qu’il échoue dans les études. Dites le lui. Et précisez que c’est un comportement normal quand on est parent (que fera votre enfant une fois père ou mère?) Ensuite demandez lui si il préfère que l’on le « pousse » un peu de temps en temps parce qu’il ne se sent pas encore assez mûr, ou que l’on lui fasse confiance pendant deux semaines et qu’il nous montrera ce dont il est capable seul. Cette méthode a le mérite de l’obliger à choisir: soit il accepte que vous le poussiez un peu de temps en temps quand c’est nécessaire, soit il affirme être autonome et vous le prouver. Dans les 2 cas, il ne pourra plus vous reprocher votre attitude puisque ce sera lui qui l’aura choisie. Et s’il s’avère qu’il n’est pas autonome pendant les deux semaines car il n’a pas progressé, alors votre intervention sera justifiée et il le sait, car il aura pris cette résolution tout seul.

  • Il sait pertinemment qu’il faut qu’il travaille pour réussir. Et lui laisser le choix dans sa manière d’opérer pour travailler lui enlève une bonne part de dégoût pour l’effort. Vous pouvez lui suggérer que s’il trouve une méthode de travail efficace qui lui est propre, il gagnera du temps pour faire d’autres activités et du même coup sera plus performant à l’école et dans ses études. Il aura alors moins de retard et de travail à faire pour rattraper ce qu’il ne fait pas maintenant. Faites-lui imaginer le plaisir d’avoir une méthode de travail qui lui permette d’économiser du temps et des efforts pour faire ce qu’il désire. Les gens fonctionnent au plaisir ne l’oubliez pas. Et il faut que dans son esprit, aucune autre manière d’agir ne soit plus intéressante que de trouver une méthode efficace, maintenant.

  • Encouragez tout progrès, surtout dans sa méthode de raisonnement. Si une de ses copies de math n’est pas terrible, demandez lui comment il a raisonné. Si la méthode est bonne et qu’il y a eu juste des erreurs « d’inattentions » comme on dit, félicitez le pour sa manière de raisonner qui est très bonne. Ensuite dites-lui que son prof ou instit ne peut pas savoir si il a bien raisonné, et qu’il ne note que le résultat final. Demandez-lui s’il sait comment faire pour que ces fautes d’inattentions ne se reproduisent plus. S’il trouve tout seul, demandez lui comment il fera la prochaine fois pour ne plus se faire avoir. S’il ne sait pas, demandez lui de vous appeler pour un peu d’aide s’il ne trouve pas en y réfléchissant. Toute faute de sa part doit paraître facile à corriger par ses démarches, son analyse, sa réflexion. Et félicitez le pour ses efforts de perfectionnement.

  • « Étiquetez » votre enfant quand vous le pouvez. Cette notion est tirée des études en psychologie sociale et c’est certainement un des points les plus importants. Cela signifie que pour tout raisonnement qui est bien fait, toute initiative de sa part, tout travail autonome, dites-lui de façon concrète qu’il est intelligent, malin, autonome et qu’il fait et fera parti des « grands » de ce monde car il réussira tout ce qu’il entreprendra (y compris dans ses centres d’intérêt les plus forts, ou sa popularité). Il faut que ce soit un trait de personnalité que vous décriviez chez lui, et que de préférence ces récompenses verbales soit les plus officielles possible, qu’il y ait du monde autour. Et c’est encore mieux si c’est écrit. La conséquence de ce comportement est que votre enfant s’attribuera complètement ses efforts, comme s’il s’agissait d’un trait de sa personnalité. Car il se dira que tout son travail vient de sa volonté de réussir, de sa nature même. Et pour cela, évitez de récompenser systématiquement des bonnes notes par exemple avec des cadeaux conséquents et matériels (argent de poche etc.), vous lui donneriez une raison de travailler extérieure à sa personnalité. Il ne le ferait plus pour lui, il le ferait pour les cadeaux, et dès qu’il n’y aura plus de récompenses extérieures, vous savez ce qui se passera (Vous savez, cette fois-ci ça sera « Quand le chat généreux n’est plus là, les souris… »)

Je vous ai donné ici quelques points importants. Si vous pensez que cela peut vous être utile, n’hésitez pas à les appliquer dans votre contexte familial dès aujourd’hui.

L’éducation des enfants pour les motiver n’est pas une chose facile, loin de là. Il faut être ouvert, curieux et avoir la volonté de faire des efforts. Un peu ce que vous voulez enseigner à vos enfants n’est-ce-pas?

Avec ces qualités, des résultats concrets peuvent apparaître en peu de temps, pour votre bonheur personnel, et le bonheur de ceux qui auront appris à grandir avec vous.

Je vous souhaite bon courage pour la suite!

Mise à jour du 09/2011 :

J’ai récemment répondu à une interview sur le thème de la « motivation scolaire », sur la radio LFM (qui a eu la bonté de me contacter dans leur émission « Mamans vos questions »).
J’y fais une analyse détaillée des devoirs à la maison, en particulier pour les jeunes élèves.

J’insiste notamment sur trois points essentiels : le contexte des devoirs maison, le travail avec la mémoire visuelle, et enfin les renforcements (ou encouragements) après chaque comportement constructif de l’enfant.

Si ça vous intéresse vous pouvez écouter cette émission audio, intitulée « Comment motiver les enfants à faire leurs devoirs », en cliquant sur le lien qui suit :

http://www.wat.tv/audio/mamans-vos-questions-comment-45h65_2jt9x_.html

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Comment parler efficacement face à un public?

C’est maintenant officiel, je ferai une conférence sur le sujet « Atteignez vos objectifs avec la systémique » le 4 novembre, à Fayence.

Ce qui me fait un bon prétexte pour vous présenter les différentes techniques utilisées pour bien parler en public et « accrocher » vos auditeurs.

Pour celles et ceux qui ne sont pas vraiment concernés par la prise de parole en public, ces astuces pourrons vous être utiles pour mieux vous exprimer dans le domaine privé, car les mécanismes se ressemblent beaucoup (éveil de l’intérêt, construction du discours etc.)

Bonne lecture à tous!

1/ Votre préparation

  • N’apprenez jamais votre texte par coeur, c’est le sommeil assuré pour vos auditeurs. De plus, vous pouvez très bien perdre le fil (après que l’on vous ai interrompu par exemple), et là vous êtes mal. Les seules exceptions à la règle peuvent être l’introduction et la conclusion, qui doivent être courtes et claires. De la même manière, essayez de ne pas lire vos notes, elles ne sont là que pour vous guider (si possible ne prenez même pas de notes avec vous, surtout si vous faites une présentation avec PowerPoint, qui vous servira alors de guide pendant que vous parlez). Le but est ici de ne jamais rompre le contact visuel avec vos auditeurs, et de toujours les regarder dans les yeux quand vous parlez. « C’est bien joli tout ça me direz-vous, mais comment faire une présentation sans connaître son texte, on invente en direct? » Et c’est là que le deuxième point intervient…

  • Intégrez totalement votre sujet, en y réfléchissant si possible longtemps à l’avance. Parlez de votre sujet à votre famille et vos amis, à des personnes qui ne s’y connaissent pas (pour savoir si vous êtes clair et convainquant), et à d’autres qui ont quelques connaissances du sujet (pour savoir si vous n’allez pas faire hurler les quelques spécialistes qui seront présents, et qui ne vous rateront pas si vous vous plantez dans vos connaissances). Il faut que le fond soit clair dans votre esprit, ainsi que la logique qui amène à la conclusion de votre intervention. Les phrases elles, suivent.

2/ Votre discours

  • Limitez votre sujet, pour que l’essentiel soit dit et que votre but soit atteint avant la fin du temps imparti (vous en aurez toujours un, et si ce n’est pas le cas, vous pouvez considérer qu’au bout d’une heure tout l’auditoire pense à ce qu’il va faire ce week-end). Tout le monde le sait mais peu respectent cette règle, ainsi leur conclusion et leur but ne sont pas atteints, c’est vraiment dommage. On veut toujours tout dire, étaler son savoir et ses expériences, mais vous raterez votre objectif: votre auditoire, et non pas vous faire plaisir et impressionner.

  • Utilisez au maximum les illustrations et les exemples. Essayez de faire voir ce que vous dites, utilisez des images avec de courtes légendes, des graphiques clairs et en couleur si votre sujet est plus technique. De la même manière, utilisez des mots et des expressions imagées, courtes, frappantes, comme si vous décriviez des scènes de film. Sauf contexte très particulier, il vaut mieux oublier les discours « pompeux » et les phrases alambiquées qui « impressionnent ». Cela fait bien dans un livre d’auteur distingué, mais en général moins bien dans un discours.

  • Racontez une histoire. Humanisez votre discours. Cela signifie qu’il faut utiliser des exemples avec des humains (en priorité vous), qui ont chacun un nom propre ou un prénom (inventez le si nécessaire, pas de Monsieur X mais un Monsieur Martin), et qui ont eu des expériences qui pourront être utiles à l’auditeur. Utilisez aussi les détails (où, quand, comment, pourquoi) et les dialogues dans vos exemples (« Et c’est pas plus tard que ce matin que Monsieur Martin a ouvert la porte de mon bureau en hurlant: « Vous croyez que je vais rester dans une entreprise aussi mal foutue que la vôtre? » Vous savez, je ne savais pas trop quoi dire, je me sentait très mal à l’aise… »).

  • Soyez convaincu de ce que vous dites, et vous serez convainquant. Et si vous ne l’êtes pas vraiment parce qu’il s’agit d’un sujet qui vous a été imposé, faites semblant, vous jouez un rôle (quel plaisir d’être acteur!) pour 15 min ou une heure. Il m’est arrivé bien des fois à l’Université de traiter des sujets totalement inintéressants parce qu’on me l’avait imposé, il suffit de se dire « je suis passionné par ce sujet depuis 10 ans, c’est toute ma vie et je suis un spécialiste » pour que votre discours soit tout d’un coup plus convainquant et vivant. Fait remarquable: nous avons tous déjà vu des personnes qui affirmaient des choses plutôt douteuses, c’est le moins que l’on puisse dire, et être tellement convaincues par ce qu’elles avancent qu’elles en arrivent à persuader des gens possédants pourtant un esprit critique (je pense en ce moment à certains « témoignages » de phénomènes dits paranormaux: « regarde comme il a l’air convaincu de ce qu’il a vu, c’est sûr ça doit être vrai… »)

  • Créez une véritable relation avec votre auditoire. Ce sont des humains qui vous écoutent, avec des désirs, des rêves et des projets. Utilisez donc des exemples qui les touchent, qui leur parlent et qui peuvent leur servir pour maintenant ou plus tard. Même si vous parlez de la dynamique des fluides à un auditoire d’hommes d’affaires (ça sera rare je l’espère pour vous), faites une analogie de ces connaissances avec le monde du business, comme les flux d’argent, leur dynamique et perturbation par exemple. Soyez aussi bien évidemment courtois et modeste (les gens en général ne supporte pas que l’on se prenne pour un professeur plus intelligent qu’eux, ils vous le feraient payer très cher). Pensez à ce qui pourrait leur être utile, dites-le, en les regardant bien en face comme si vous dialoguiez avec chacun d’eux, et ainsi ils seront intéressés. Ils vous écouteront et vous suivront dans votre projet, parce que cela leur apportera quelque chose, et ils le savent.

3/ La forme de votre discours

  • Commencez par intriguer, intéresser, surprendre votre auditoire. Vous dites ce qui est important, essentiel. Et ce, dés la première phrase. Il faut que ce soit de préférence court. Et que chaque auditeur se dise « lui, il faut que je l’écoute jusqu’au bout il va me servir à quelque chose ». Oubliez en général la fameuse blague d’ouverture, à moins que vous soyez un expert, c’est la dégringolade assurée. Pour peu que certains ne trouvent pas ça drôle, ou même déplacé, ou alors que d’autres se disent « alors celui là c’est un boute-en-train » et que vous voulez faire passer un message très sérieux, vous êtes mort. Les amorces les plus pratiques sont les questions qui les rendront curieux, les phrases « chocs » utilisant des données chiffrées mais rendues concrètes pour le public, ou encore mieux, les anecdotes. Exemple de phrase choc: « Parmi vous, une personne sur deux mourra à cause de…, peut être vous ou votre voisin de droite. Mais il existe un moyen d’échapper à cela ». Les anecdotes ouvrent beaucoup de possibilités: « Il y a deux ans, j’étais profondément malheureux, assez gros, sans un sou en poche et je n’avais pas confiance en moi. Je ne savais pas comment atteindre mes buts et mes objectifs. J’étais perdu, esseulé, comme sur un misérable radeau au milieu d’un océan immense, sans aucune aide. Aujourd’hui, j’ai perdu 20 kg et je me sens très bien dans ma peau. J’ai une maison sur la côte d’azur et une maison secondaire dans le meilleur paysage du Canada. Je voyage tous les 6 mois dans d’autres pays du monde pendant au moins 3 semaines. Je suis entouré d’amis et d’une femme qui m’aiment sincèrement, et je réussi tout ce que j’entreprends professionnellement. Toute ma transformation, je le dois à l’approche systémique (et hop, un peu de pub pour ma méthode). J’ai découvert cette méthode il y a 1 ans et demi à peine, je m’en suis servi et voici le résultat. Et vous pouvez l’utiliser comme moi je l’ai fait, pour votre vie, et je vais vous dire comment faire. » Si après ça ils ne vous écoutent pas et qu’ils dorment, c’est qu’il est 4 heures du matin…

  • Utilisez des arguments peu nombreux, mais prouvés ou illustrés (images, anecdotes, statistiques « humanisées » etc.). Faites appel à des exemples d’hommes célèbres, de l’avis d’un expert dans le domaine (en commençant par « je ne sais pas ce que vous en pensez, mais le Professeur Von Trucmuche, du département du MIT, a trouvé que… », car n’oubliez pas que beaucoup n’aiment pas que quelqu’un soit plus intelligent qu’eux, leur avis prime). Il faut de préférence que les arguments et les exemples se suivent logiquement, pour amener à votre conclusion, qui s’imposera alors d’elle-même.

  • La conclusion. Il ne faut en aucun cas la rater. C’est toute votre intervention, votre but ultime. Pour cela, commencez par résumer votre parcours logique en quelques phrases (« Premièrement nous avons vu, avec l’exemple de Mr Martin, que… Deuxièmement que… Et enfin que… »). En fait, au début de votre intervention vous avez dits ce qu’il fallait faire, vous avez ensuite dits pourquoi il fallait le faire, et enfin dans la conclusion vous redites ce qu’il faut faire. Remarquez qu’après une intervention, même de 15 minutes, les gens ne se souviennent pas de tout ce qui a été dit, ni surtout de l’essentiel et de vos arguments. Après votre résumé, incitez à l’action, dites ce qu’il faut faire ou avoir toujours en tête. Donnez-leur une action précise: « téléphonez, écrivez, signez la pétition, achetez, vendez, donnez, soutenez moi pour ce projet en en parlant à vos supérieurs, utilisez la stratégie systémique pour vos besoins (encore un peu de pub personnelle) etc. » Il faut que l’action soit claire et précise, et facilitez cette action autant que possible: donnez des adresses sur papier déjà imprimé, donnez des noms, des numéros, et même des aides mémoire si nécessaire. Il faut que les gens soient convaincus, et que ce soit facile à faire. Si ces facteurs sont réunis, le monde est à vous.

Si vous êtes séduit par les potentiels de cette méthode pour parler en public, commencez à vous entraîner dès maintenant. Même dans la vie privée avec une conversation normale avec votre entourage, il s’agit après tout d’une prise de parole de 2 ou 3 minutes…

Dans quelques temps, vous serez admirés pour votre charisme et votre assurance, et surtout, vous saurez convaincre.

Cliquez ici pour lire la fiche: Comment parler en public

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Je me dois de publier cet article sur la Science. On entend beaucoup de théories, qui se disent scientifiques, sur les sujets qui nous touchent.

Et, étant de formation scientifique, j’avoue que cela me fait un peu de peine quand cela concerne des points importants de notre vie.

Alors, je vais vous donner deux armes simples contre la « non-science », car cette dernière peut certes parfois avoir une utilité (religions), mais peut être également, bien, bien dangereuse…

1/ Le premier principe : Une théorie scientifique est testable

En effet, une hypothèse ou théorie scientifique est testable (on dit parfois réfutable), dans le sens où l’on peut trouver un moyen de prouver si elle est fausse ou non (on dit que l’on est capable de l’infirmer).

Si quelqu’un vous sort une théorie, même très séduisante et fascinante, demandez lui si il existe un quelconque moyen de prouver si elle est fausse ou non. Si il n’en trouve pas, ou si il vous donne une réponse décrivant une expérience qui ne permettrait pas de trancher, alors vous pouvez lui dire que sa théorie ne sera jamais scientifique.

Rien de mieux qu’un bon exemple:

Une personne vous sort sa théorie du siècle: le monde a été créé il y trois jours! En effet, une intelligence supérieure nous a tous créé il y trois jours, avec tout ce qui nous entoure, les animaux, les plantes, les planètes et les galaxies etc. Mais comment se fait-il que je me souvienne de mon enfance, ou de ma rencontre avec ma compagne il y a déjà un an? C’est simple, cette intelligence supérieure nous a tous créé avec des souvenirs pour que l’on croit que cela fait longtemps que l’on existe. Et si parmi vous il y a des petits malins, qui répliquent cet argument choc: mais alors pourquoi trouve-t-on des fossiles, d’espèces qui auraient vécues il y a des millions d’années, enfouis dans le sol? Réponse: mais c’est parce que tout a été fait pour nous faire croire que le monde existe depuis très longtemps, et les fossiles ont été créés il y a trois jours, avec tout le reste!

Vous l’avez compris, ça sera impossible de discuter cette théorie qui reste, et restera, inattaquable. Rien au monde ne pourrait prouver que cette théorie est fausse, c’est impossible. Elle ne sera donc jamais une théorie scientifique, jamais. (Et si vous vouliez reprendre cette idée qui relève de l’éclair de génie, sachez que c’est trop tard, elle à déjà été émise avec le plus grand sérieux!)
Ah oui au fait, il existe des pingouins magiques à trois têtes (le chiffre trois explique qu’ils sont magiques) mais il n’y a que moi qui peut les voir et leur parler. Vous vous ne pouvez les voir que si vous y croyez avant et que vous faites attention à ce qui vous entoure. Si il vous arrive un truc bien dans la journée, c’est que les pingouins à trois têtes vous ont protégé et cherchent à communiquer avec vous de cette façon. (Oh oui c’est vrai, il m’est arrivé quelque chose de bien aujourd’hui, ça veut dire que les pingouins à trois têtes existent!). Cette idée là, je viens de l’inventer, vous pouvez la reprendre (je suis d’accord vous ne paraîtrez pas malin devant votre entourage, mais remplacez les pingouins par des extraterrestres supra-dimensionnels, apportant leur intelligence supérieure à vous seul bien entendu, et le tour est joué).

2/ Le deuxième principe : L’explication la plus simple est toujours la meilleure

C’est le fameux principe de parcimonie, ou du « rasoir d’Occam ». On ne doit pas faire intervenir des explications superflues pour expliquer un phénomène. On se limite au strict minimum et au plus probable. C’est bien sûr le principe en science qui est le plus délicat à utiliser.

Je m’explique.

Imaginez ces deux théories:

Les espèces biologiques ont changées au cours du temps grâce au principes de l’évolution darwinienne et de l’évolution génétique.

L’autre théorie suggère qu’il existe une force, intelligente, qui serait dans tout ce qui est vivant et qui le « pousserait » à évoluer (c’est le très à la mode « Intelligent Design » qui fait des ravages aux États-Unis, et qui s’appuie sur une méconnaissance très rependue des mécanismes de l’évolution).

Non seulement cette dernière théorie de la « force intelligente de l’évolution » n’est pas réfutable, mais en plus elle n’explique pas ce qu’est cette « intelligence du vivant » ni d’où elle sort, ni comment elle agit. Du coup, on se retrouve avec beaucoup d’éléments totalement inventés, qui ne sont pas nécessaires et qui n’expliquent rien, par rapport à la théorie de l’évolution classique.

Voilà, je vous ai donné les deux principes qui forment la base même du raisonnement scientifique et de la définition des théories scientifiques.
Mais je voudrais qu’une chose soit bien claire: je n’écris pas cela pour détruire des croyances, des convictions ou des rêves, ce n’est pas du tout mon but. Il s’agit seulement de rappeler ce qui est scientifique ou ne l’est pas, afin d’éviter des discussions stériles mais parfois violentes sur les « croyances », et surtout vous donner les moyens de vous défendre contre des personnes peu scrupuleuses. Car ces dernières ont tendance à vendre, à vous et moi, des théories du dimanche en les faisant passer pour des « fondements scientifiques » qui expliquent l’origine de tout, et qui sont la solution « miracle » à vos et mes préoccupations.

Enfin, je précise que la théorie systémique est scientifique (si elle est utilisée avec rigueur, on ne remplace pas le systémicien par n’importe qui, car il s’agit avant tout d’une méthode de raisonnement). Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez lire Théorie systémique des communications, Principes et applications (Alex Mucchielli, Aramand Colin, 1999).

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Vous connaissez maintenant la technique du Pied-dans-la-Porte. Il existe également une autre technique tirée des recherches en psychologie sociale: la Porte-dans-le-Nez. Cette méthode consiste à provoquer un refus initial de notre demande, ce qui va prédisposer notre interlocuteur à accepter plus favorablement ce que vous lui demanderez par la suite.

Voici comment procéder:

  1. Faire une demande exorbitante mais possible, de façon sérieuse.

  2. Accueillir le refus très probable de votre interlocuteur avec un air déçu mais en ajoutant « je vous comprend ».

  3. Après un très léger temps de réflexion simulée (3 secondes), dites lui que vous avez quelque chose d’autre à lui proposer de moins contraignant.

  4. Faire la demande réelle que vous désiriez depuis le début, mais qui est moins exigeante que la première.

Le résultat est le suivant: vous doublerez environ vos chances d’obtenir ce que vous souhaitiez, par rapport à la condition normale où la demande est faite directement (les résultats sont similaires au pied dans la porte).
Comme toujours en psychologie sociale, plusieurs explications sont possibles pour expliquer ce phénomène. Il est fort probable que ce soit une combinaison d’effets.
Le premier effet suppose un « contraste » entre la première demande, qui fait plutôt peur, et la deuxième, qui amène un soulagement.
Et il y a le second effet qui suppose une réciprocité (échange social) entre vous et votre interlocuteur. Vous avez fait une concession en assouplissant votre requête initiale, à lui maintenant de faire une concession en acceptant votre dernière requête. Cela s’appelle des « concessions réciproques », dans le jargon des chercheurs.

Exemple: Vous dirigez une association qui protège l’environnement, et vous désirez faire une campagne de sensibilisation, mais il vous manque des bénévoles. Vous demandez à quelqu’un:

-Bonjour, je peux vous demander un service? Voilà nous sommes [blablabla] et nous désirerions sensibiliser les gens sur [blablabla].
-Accepteriez-vous de distribuer ces prospectus, qui expliquent aux personnes comment protéger notre environnement, tous les dimanche pendant 2 heures sur la place du marché et de l’église, pour une période de 6 mois? (requête exorbitante, porte au nez)
-[Refus probable de votre interlocuteur] Ah, bien sûr je comprends… (air déçu + « je comprends »)
-Hmm… Écoutez, j’ai quelque chose de moins contraignant à vous proposer: accepteriez-vous de distribuer ces prospectus d’information juste ce dimanche pendant 1 heure sur la place la plus proche de chez vous, cela nous rendrait également beaucoup service. (requête initialement prévue, bien moins coûteuse que la première)
-[Acceptation plus probable de votre interlocuteur] Merci infiniment, c’est très aimable de votre part!

Voilà une personne que vous ne connaissiez pas, qui a accepté de distribuer bénévolement les prospectus de votre association… Bien sûr, l’efficacité de la Porte-dans-le-Nez a été vérifiée par des études statistiques dans de nombreux exemples.

Note: Il existe une méthode d’une redoutable efficacité qui combine le Pied-dans-la-Porte et la Porte-dans-le-Nez, et qui semble encore plus performante que chacune utilisée séparément. Mais là encore il faut pouvoir s’adapter au contexte et utiliser la bonne stratégie, pour un but utile.

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La stratégie du dauphin (Dudley Lynch, Paul L. Kordis, Les Éditions de l’Homme, 2006) est un livre que j’apprécie particulièrement, car il est original, imagé et métaphorique, et surtout plein de bonnes idées…

 

Je vais vous parler du principe « noyau » de ce livre, l’existence de trois types de comportement, ou de personnalité, dans la vie personnelle et professionnelle: la stratégie de la carpe, celle du requin et enfin celle du dauphin, la plus rare de toutes.

LA CARPE

Voici ce qu’elle pense: « Je crois qu’il y a pénurie, une grande limitation dans ce qui existe et dans mes ressources. Je m’attend à ne jamais avoir ou faire assez. De ce fait, si je ne peux échapper à la responsabilité et à l’apprentissage en m’en éloignant, je choisi ma deuxième option et généralement je me sacrifie. »

Les carpes pensent « je ne peux pas gagner » et se répètent ce message dans toutes ses variantes de négation des possibilités et du changement, au point même de nier les véritables conséquences de l’échec.

  • « L’ignorance est bénéfique. »

  • « J’ai été impuissant et je le serai toujours. »

  • « Ma souffrance sert à quelque chose, elle n’est pas vaine. »

  • « Dans la vie il faut perdre » (A ne pas confondre avec la pensée plus constructive « Il faut savoir perdre aujourd’hui pour enfin revenir plus fort et sage »).

  • « Tout ce que l’on veut obtenir d’important nécessite une part de sacrifice. »

  • « Il faut présenter l’autre joue deux ou même encore trois fois, recommencer cent et une fois son ouvrage. »

Les carpes pseudo-éclairées (une forme légèrement différente de carpes) quant à elles croient ceci: « Toutes les créatures devraient prendre soins les une des autres et vraiment s’aimer. Pour que cela se passe comme ça, tout ce que j’ai à faire, c’est d’y croire. »

  • « Ce n’est pas gagner ou perdre qui est important mais juste la façon dont on joue le jeu. »

  • « Le résultat importe peu, ce n’est pas l’arrivée qui compte mais le voyage. »

  • « Si je « lâche toujours prise », tout ira bien, car l’univers nous donnera le meilleur des avenir pour tous. »

 

LE REQUIN

Le requin pense: « Je crois qu’il y a pénurie. Donc j’ai bien l’intention d’obtenir le maximum en prenant aux autres, quoi qu’il arrive. D’abord j’essaye de les vaincre, et si je n’y parvient pas j’essaye de me joindre à eux, et on verra plus tard. »

Les requins se répètent sans cesse: « Il faut que je gagne, par tous les moyens, c’est la loi de la nature. »

  • « Après tout, le monde fonctionne comme ça, c’est la loi de la jungle. »

  • « Je n’avais pas vraiment l’intention de te faire un croche pied, mais je n’avais pas le choix à l’arrivée », ou « …tu aurais dû te souvenir de mon avertissement », ou encore « …même si je t’avais assuré que ce n’était pas mon intention. »

  • « La compétition est inévitable. »

  • « La compétition est le seul moyen qui existe pour nous pousser à donner le meilleur de nous même. »

  • « La compétition est le seul moyen que je connaisse pour s’amuser. »

  • « La compétition forme le caractère et nous apprend à survivre. »

 

LE DAUPHIN

« Je crois à la possibilité d’une pénurie comme à la possibilité d’une abondance. De la même manière, je crois que nous avons le choix, que nous pouvons nous servir de ce que nous avons comme d’un levier du changement et exploiter nos ressources de façon intelligente et élégante. Être flexible et faire plus avec moins sont les principes maîtres de ma vision du monde et de son évolution. »

Le dauphin pense: « Je sais utiliser les ressources à ma disposition et les situations à mon avantage, en sachant que le déni de la réalité ne pourra que détruire mon existence et celle des autres. Je sais prendre en compte les conséquence à court comme à long terme de mes actes, et c’est pourquoi je souhaite une victoire élégante et éclatante pour chacun de nous. Car ceux qui voudront m’aider seront un moteur pour mon progrès et celui de l’évolution. »

  • « Je ne perds jamais de vue l’avenir. »

  • « Je tire constamment les leçons du passé. »

  • « Je cherche la bonne réponse. »

  • « Je comprends la dynamique du risque et du stress, et sais l’utiliser pour mon progrès. »

  • « Je prévois le décalage dans les actions, le temps de latence. »

  • « Je ne perds jamais de vue mon objectif ultime, qui me sert toujours de boussole. »

  • « J’articule clairement ma vision des choses et évite la confusion. »

  • « Je sais où je me trouve. »

  • « Je connais ma destination. »

  • « Je sais me corriger. »

  • « Je sais me diriger. »

  • « Je sais apprendre tôt, vite et durablement. »

  • « Je sais me perturber pour me pousser à changer, lorsque je pressens une évolution des évènements. »

  • « Je sais utiliser la vague et sais qu’elle n’est pas éternelle, donc je me prépare aussi à la nouvelle vague. »

  • « Je connais ma position sur la vague. »

  • « Je dis la vérité, à moi même et aux autres, et avec force. »

  • « Je sais me servir de l’erreur pour voir si l’eau est bonne et si les vents sont plutôt favorables. »

  • « Je sais utiliser le pouvoir de la nouveauté. »

  • « Je sais utiliser le pouvoir de l’ordre. »

  • « Je sais éviter de blâmer et de faire honte. »

  • « Je sais éviter d’avoir à me justifier. »

  • « Je sais éviter les drames. »

  • « J’assume mes responsabilités. »

  • « Je sais créer des options. »

  • « Je sais agrandir le bassin dans lequel je nage pour permettre à d’autres d’évoluer dans des eaux favorables. »

  • « Je sais changer le sens des évènements, recadrer dans un autre contexte. »

  • « Je sais chercher des solutions de rechange. »

  • « Je sais faire plus avec moins. »

  • « Je privilégie les solutions élégantes. »

  • « Je sais faire autre chose. »

  • « Je sais supporter la pression si les enjeux en valent la peine. »

  • « Je sors du bassin si les enjeux sont insignifiants. »

  • « Je reconnais que tout le monde ne veut pas être dauphin. »

  • « Je connais très bien la valeur de la coopération et ne poursuit pas inutilement ceux qui ne veulent pas créer avec moi. »

  • « Je sais reconnaître les qualités de la carpe. »

  • « Je sais quand il est sensé de penser comme un requin. »

  • « Je crois à l’abondance comme à la pénurie. »

  • « Je sais effectuer des représailles immédiate si elle sont justifiées. »

  • « Je sais effectuer un pardon immédiat si j’estime que l’autre va se racheter et coopérer pour la suite. »

  • « Je crois que nous pouvons tous gagner la plupart du temps. »

  • « Je sais reconnaître que certaines choses échappent à mon contrôle. »

  • « Je suis ouvert à la surprise et sais m’y adapter. »

  • « J’assume la responsabilité de mes sentiments et de mes expériences. »

  • « Je sais reconnaître mon échec avec objectivité, et suis enthousiaste pour mon succès futur. »

  • « Je sais éviter la stupidité, souvent les automatismes. »

  • « Je sais viser la percée. »

  • « Je sais me transformer de façon continuelle, sans avoir peur de changer et d’abandonner le présent, comme une chenille devenant papillon. »

 

Le « dauphin » sait s’adapter aux différentes situations et n’est pas figé dans une pensée unique, ou une formule de vie qui nous aiderait à ne pas réfléchir.
Il sait utiliser son environnement en fin stratège, et il est à mon sens un ingénieux utilisateur de l’approche systémique et de ses potentialités.

Et vous? Aimeriez-vous être carpe, requin ou dauphin à partir de maintenant?

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« Ce ne sont pas les circonstances qui façonnent un homme. C’est l’homme qui fait les circonstances » (Benjamin Disraeli)

« La détermination est le facteur le plus important de la réussite » (Lord Chesterfield)

« Rien n’est indigne de vous qui vous porte dans le sens de votre vie. Rien n’est grand ni souhaitable qui vous en détourne » (Ralph Waldo Emerson)

« Le succès n’arrive pas à ceux qui l’attendent – et il n’attend pas que personne aille à lui » (Anon)

« Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faites-le un peu chaque jour » (Confucius)

« Faire et souhaiter faire sont deux choses différentes » (Benjamin Franklin)

« La chance est un autre mot pour dire: ténacité » (Ralph Waldo Emerson)

« Les échecs sont semblables à des couteaux: ils nous servent ou nous blessent, selon que nous les prenions par le manche ou par la lame » (James Russell Lowell)

« Être fermement décidé équivaut à agir » (Edward Young)

« Semez une idée, vous récolterez un acte.
Semez un acte, vous récolterez une habitude.
Semez une habitude, vous récolterez un caractère.
Semez un caractère, vous récolterez un destin » (Anon)

Je vous en donnerais bien d’autres…
N’hésitez pas à me proposer celles que vous aimez!

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