Connaissez-vous l’importance des silences, des « blancs » que l’on peut insérer dans un discours ou une conversation?
Un silence que vous arrivez a assumer est un formidable atout dans votre communication.
Ces attitudes non verbales ont un fort intérêt, car elle provoquent des sentiments chez vos interlocuteurs.
Faire un silence dans votre prise de parole:
- Créé de la réflexion sur ce que vous venez de dire et de la curiosité chez l’auditeur
- Donne du poids à vos mots
- Donne de l’impact à vos gestes et à votre regard
- Valorise ce qui va être dit juste après
- Laisse à votre esprit le temps d’élaborer une idée et une phrase
Pourtant, dans la plupart des cas, nous avons littéralement peur des silences dans nos phrases:
- Nous les occupons par des « Euh » ou des « Hmm » assez pénibles à entendre, ou des expressions qui ne servent qu’à alourdir notre message (pour nous laisser réfléchir ou chercher l’approbation) comme « Si vous voulez », « Vous savez », « En fait », et le malheureusement populaire « Effectivement ».
- Nous faisons des gestes parasites et étriqués pour combler nos impressions de vides, qui attirent l’attention mais désorientent nos auditeurs.
Contrairement à ce que l’on pense, un silence de plusieurs secondes n’est absolument pas gênant (jusqu’à une dizaine de secondes). Ils doivent être insérés à des endroits clés de vos phrases afin de provoquer un ressenti chez ceux qui vous écoutent.
Les silences dans vos phrases doivent être utilisés comme alliés, et doivent même être provoqués.
Il est difficile de progresser dans ce domaine, car nos habitudes sont tenaces et nous avons beaucoup de mal à nous écouter de façon objective. S’entraîner avec un enregistreur quelconque ou avec des proches est extrêmement utile pour améliorer sa gestion des silences.
Toutes les personnes charismatiques utilisent le potentiel et les effets des silences à leur avantage.
Retenez qu’un silence que vous assumez et que vous aurez même créé sera séduisant. Profitez de cet atout, pour avoir un avantage certain en communication!
On en apprend tous les jours !
C’est vrai qu’on considère les blancs comme quelque chose de très génant, probablement parce qu’il exerce une sorte de pression car on a pas d’autre choix que de regarder la personne dans les yeux (je vois ça comme ça).
Maintenant, il faut trouver les bons mots avant et après le “blanc” pour qu’il ne devienne pas inutile
Exactement, tout repose sur l’ensemble des éléments et leur succession dand le temps.
Sans des paroles percutantes qui précèdent le silence, celui-ci perd tout son impact. Et sans ce silence, les mots qui suivent perdent de leur puissance. Etc.
Une vraie recette de cuisine dans nos phrases, où tous les ingrédients ainsi que leur ordre dans la recette sont importants.
Bonjour Alexandre,
récemment, j’ai abordé ce sujet mais du point de vue du “silence du client”. C’est véritablement une “arme” terriblement efficace dans le processus de négociation. Ce billet est très à propos et démontre bien comment lorsque nous utilisons consciemment des silences, la communication est paradoxalement meilleure!!!
Encore une fois bravo pour la pertinence de votre sujet!
Benoît
Bonjour Alexandre,
Je me promène avec beaucoup d’intérêt sur votre site, et cette fiche me parle beaucoup, car je suis une spécialiste des blancs dans la conversation… et ça énerve un peu mon entourage. Pourtant ils n’excèdent pas quelques secondes ! Je me suis rendue compte que comme je visualise beaucoup en permanence, quand j’explique quelque chose et que je me concentre pour être vraiment précise, je fais des pauses de quelques secondes. C’est en lisant un livre de Betty Edwards (formidable par ailleurs) “dessiner avec le cerveau droit”, que j’ai compris ce qui se passe : on visualise avec le cerveau droit, et on parle avec le gauche d’après elle. Donc on ne peut facilement faire les deux en même temps, et quelqu’un qui visualise, ou qui dessine, ne peut parler en même temps.
En tous cas, je testerai les blancs dans la conversation, je ne le fais pas suffisamment !
Merci !
C.D.